Plus de 10 000 personnes ont manifesté à Lyon contre le coût de la vie élevé, affrontant la police qui a utilisé des gaz lacrymogènes, poussant L’Après à exiger des comptes.
Manifestation à Lyon : 10 000 personnes selon les organisateurs
Une manifestation organisée à Lyon le 24 octobre a réuni environ 10 000 personnes, selon le mouvement L’Après, qui a dénoncé la gestion de l’événement par les autorités ainsi que la diffusion de « mensonges » au sujet des manifestants. Le mouvement a demandé au préfet du Rhône, Étienne Guyot, de s’expliquer sur la situation.Des manifestants confrontés à une intervention policière
La manifestation s’est déroulée place Jean-Macé, dans le 7e arrondissement de Lyon, un secteur qui n’est pas visé par un arrêté interdisant les manifestations sur la voie publique. Des tensions sont toutefois apparues au cours de la journée, lorsque les forces de l’ordre et des manifestants se sont affrontés.L’Après critique les méthodes policières
L’Après a salué la forte mobilisation, mais a condamné l’usage de gaz lacrymogènes par la police. Selon le mouvement, ceux-ci ont été utilisés sans avertissement et ont provoqué un mouvement de foule au sein d’un rassemblement pacifique. Le mouvement estime que la réponse policière était disproportionnée et a mis les manifestants en danger.La préfecture défend l’action des forces de l’ordre
La préfecture du Rhône a défendu l’action des policiers, affirmant que des groupes aux « intentions hostiles » se préparaient à commettre des violences et des dégradations en se masquant. Elle a soutenu que les avertissements adressés aux manifestants étaient restés sans effet, une affirmation que L’Après qualifie de fausse.L’Après conteste les accusations de violences
L’Après a démenti que des dégradations ou des violences aient eu lieu avant l’intervention policière et affirme que la force employée a aggravé la situation. Le mouvement précise qu’un groupe nommé Interfac, qui avait déployé une banderole, tentait d’organiser un cortège pacifique à l’écart du périmètre interdit et était en contact avec la police locale.Le mouvement réclame des comptes
L’Après exige que la gestion de la manifestation fasse l’objet de comptes à rendre et demande la démission du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, ainsi que celle du préfet du Rhône, Étienne Guyot. Le mouvement insiste pour que ces deux responsables fournissent des « explications sérieuses » à celles et ceux qui se sont rassemblés pour manifester pacifiquement.