Dans la mine de sel d’Asse, près de Wolfenbüttel en Basse-Saxe, plus de 126 000 fûts contenant des déchets radioactifs de faible et moyenne activité sont stockés sous terre depuis 1967. Ces fûts sont répartis entre 511 et 750 mètres de profondeur, dans 13 chambres distinctes. Les déchets y ont été déposés sur une période de onze ans, entre 1967 et 1978, à trois niveaux différents. Au total, les fûts occupent un volume d’environ 47 000 mètres cubes, soit près de 19 piscines olympiques. La mine est considérée comme structurellement instable, et l’Allemagne a pour objectif de récupérer ces déchets en vertu de la loi Lex Asse, adoptée par le Bundestag en 2013. Pourtant, malgré cette loi, aucun fût n’a été extrait en treize ans depuis l’approbation du plan.
L’opération de récupération est pilotée par l’entité publique BGE (Bundesgesellschaft für Endlagerung), basée à Peine. En 2020, la BGE avait estimé le coût des préparatifs à plus de 3 milliards d’euros – avant même l’extraction du premier fût. Selon la commission consultative du district de Wolfenbüttel, la plupart des déchets de faible activité sont stockés aux niveaux 725 et 750 mètres, tandis que les déchets de moyenne activité se trouvent dans la chambre 8a, au niveau 511 mètres. La BGE a élaboré deux plans parallèles, l’un pour chaque catégorie de déchets, et a présenté sa stratégie de récupération au public en mars 2020. Cependant, des rapports récents indiquent que la mine présente une instabilité significative, avec notamment un afflux « intense » d’eau salée au niveau 658 mètres, situé entre les niveaux 511 et 725 mètres où sont entreposés les fûts.
Dans son rapport mensuel de juillet 2025, la BGE a indiqué qu’environ 8 mètres cubes d’eau salée s’infiltraient dans la mine chaque jour lors de la première semaine de surveillance – soit l’équivalent de 50 baignoires remplies. Aucune information n’a été communiquée depuis sur l’évolution de cet écoulement. L’instabilité de la mine complexifie et ralentit les opérations de récupération, chaque année de retard aggravant les difficultés. À l’origine, la récupération devait débuter en 2033, mais la BGE a reconnu que ce calendrier ne peut plus être respecté. Aucune nouvelle date de départ n’a été fixée, bien que la construction d’un nouveau puits, l’Asse 5, soit prévue pour 2039. Celui-ci nécessitera treize années de travaux à partir de maintenant.
Une fois les fûts récupérés, ils devront être traités et stockés en surface, ce qui implique la construction d’infrastructures dédiées. Pourtant, un participant à une consultation publique sur le programme national de gestion des déchets radioactifs a souligné que la BGE n’a pas encore acquis les terrains nécessaires pour son site de stockage en surface, Kuhlager. Cette déclaration émane d’un participant à la consultation, et non de la BGE elle-même. Le ministre de l’Environnement de Basse-Saxe, Christian Meyer (Verts), a exprimé sa frustration face à l’absence de progrès, notant que la récupération, pourtant votée par le Bundestag, semble désormais reportée indéfiniment. Un porte-parole de la BGE a expliqué qu’aucune nouvelle date ne pouvait être annoncée de manière fiable en raison des nombreuses incertitudes. L’impact de ce retard sur l’estimation de 3 milliards d’euros reste flou. D’ici 2039, les fûts auront passé 72 ans sous terre, et les 13 chambres devront toujours être vidées.
Le retrait des déchets radioactifs de la mine de sel d'Asse en Allemagne fait face à des retards et des défis
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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