Barclays va supprimer 5 000 emplois d'ici 2026

Barclays, une grande banque britannique, a annoncé son intention de supprimer environ 5 000 emplois d'ici 2026, dans le cadre d'une stratégie visant à réduire ses coûts d'exploitation. La banque attribue ces suppressions aux avancées technologiques et aux gains de productivité, notamment ceux permis par l'intelligence artificielle.

Suppressions de postes déjà engagées

Environ 1 000 postes ont déjà été supprimés, et les 4 000 restants devraient l'être d'ici la fin de l'année. Environ 60 % des pertes d'emplois concernent des fonctions support, y compris les équipes de développement informatique, selon Anna Cross, directrice financière de Barclays.

Hausse des bénéfices, mais en deçà des attentes

Barclays a déclaré un bénéfice avant impôt de 2,3 milliards de livres pour le troisième trimestre, en hausse de 12 % par rapport à la même période l'année précédente. Toutefois, ce bénéfice était inférieur aux prévisions des analystes, en grande partie en raison d'une baisse de 19 % des revenus liés au trading obligataire.

Restructuration et objectifs d'efficacité

Les suppressions de postes s'inscrivent dans un effort plus large visant à réduire les coûts par la réorganisation et les gains d'efficacité grâce à la technologie. Cependant, la décision ne s'explique pas uniquement par l'intelligence artificielle : Barclays poursuit des stratégies de réduction des coûts depuis plusieurs années, notamment la simplification de ses opérations et l'automatisation de certaines tâches.

Critiques des syndicats

La restructuration a suscité les critiques du syndicat britannique Unite, qui affirme que Barclays utilise l'intelligence artificielle comme prétexte pour supprimer des emplois. Sharon Graham, secrétaire générale du syndicat, appelle à privilégier la formation des salariés plutôt que les suppressions de postes.

Une tendance générale dans le secteur financier

Barclays n'est pas seule dans cette démarche. En février, l'entreprise fintech Block a annoncé la suppression de plus de 4 000 emplois, invoquant des gains de productivité liés à l'IA. De même, en Australie, la Commonwealth Bank a réduit ses effectifs du service client en raison de l'automatisation, ce qui témoigne d'une tendance plus large dans l'ensemble du secteur financier.