Des chatbots simulent des proches décédés, suscitant des débats éthiques sur l'au-delà numérique et le consentement.
Les chatbots pour les personnes endeuillées
Les chatbots conçus pour aider les personnes à faire face au deuil deviennent une composante d'une nouvelle industrie axée sur la création de versions numériques de personnes décédées. Ces chatbots utilisent des données personnelles pour simuler des conversations avec les morts, offrant ainsi une manière inédite de surmonter une perte.Le brevet de Microsoft pour les répliques d'IA
Microsoft détient un brevet pour un chatbot pouvant être modelé à partir de n'importe quelle personne, y compris celles qui sont décédées. Cette technologie permet de créer des représentations numériques personnalisées, ce qui met en lumière l'intérêt commercial croissant pour l'industrie de l'au-delà numérique.Comment les thanabots simulent la parole
Les thanabots génèrent des réponses en combinant les données de la personne décédée, les contributions des membres de la famille et des modèles d'apprentissage automatique. Ce mélange peut produire un dialogue qui semble émaner du défunt, bien qu'il soit construit à partir de plusieurs sources.Questions éthiques : consentement et contrôle
L'utilisation des thanabots soulève d'importantes préoccupations éthiques, notamment la question de savoir qui peut autoriser la création d'une réplique numérique et qui en contrôle l'évolution. Par exemple, un père a créé une version d'IA de son fils, tué lors de la fusillade de Parkland, afin qu'elle s'exprime publiquement contre les armes à feu. Cette initiative a suscité des débats sur le consentement et sur la gestion à long terme de ces personas numériques.Les risques d'une mort symbolique numérique
L'au-delà numérique introduit une nouvelle forme de mort symbolique, où l'existence d'une version numérique dépend de facteurs financiers et techniques. Cela soulève des inquiétudes quant à l'équité du consentement, à la responsabilité en cas d'inexactitudes, et à la possibilité pour les familles de cesser d'utiliser une réplique numérique ou de la supprimer sans engagement financier continu.