Justine Duval, doctorante à l’université Grenoble-Alpes et chercheuse au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), a reçu le prix L’Oréal-Unesco Pour les femmes et la science mercredi 7 octobre. Ce prix s’accompagne d’une bourse de 15 000 euros pour soutenir ses recherches sur les énergies renouvelables et la justice énergétique. Créé en 2007 par la Fondation L’Oréal en partenariat avec l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’UNESCO, ce prix récompense de jeunes chercheuses à un moment charnière de leur carrière. Les 35 lauréates de l’édition 2026 rejoindront un réseau mondial de plus de 5 000 scientifiques femmes issues de plus de 140 pays. En plus de la bourse, les lauréates bénéficient d’une formation en leadership. L’initiative vise également à renforcer la visibilité des femmes dans le domaine scientifique.
Lors d’un entretien accordé à BFM jeudi, Duval a exprimé sa gratitude pour ce prix, le qualifiant de « privilège de recevoir cette distinction, après avoir été sélectionnée parmi plusieurs centaines de candidatures ». Elle a expliqué que cette reconnaissance lui permettra de « passer du temps à l’étranger pour développer ces recherches ». Le prix salue son travail sur les énergies renouvelables, Duval mettant en avant ses travaux sur une répartition équitable des panneaux solaires et des éoliennes à travers le monde. Elle a souligné que, bien que les pays du Sud global consomment moins d’électricité que ceux du Nord, « cela ne justifie pas que les pays du Nord s’approprient les ressources et développent des technologies bas-carbone uniquement pour eux-mêmes ». Duval a insisté sur l’importance d’assurer un accès suffisant à l’électricité pour tous les habitants de la planète. « Dans cette logique de justice, il faut alors se demander : comment les énergies renouvelables sont-elles réparties entre les pays ? » a-t-elle déclaré.
Duval a expliqué que ce prix revêt une signification particulière pour elle, car il met en lumière le rôle des femmes dans la recherche scientifique. Elle a rappelé que, en moyenne, seulement un tiers des chercheurs dans le monde sont des femmes, ce qui révèle un manque de parité de genre. Les écarts sont également marqués selon les disciplines scientifiques. Duval a estimé que la science gagnerait beaucoup à bénéficier de la diversité des perspectives apportées par les chercheuses. Elle a souligné que l’exclusion des femmes de la recherche entraîne des biais dans le choix des questions étudiées et dans l’interprétation des résultats. Elle a évoqué le fait d’avoir eu de la chance dans sa carrière, tout en ayant été confrontée à des stéréotypes pendant sa scolarité. Selon elle, de nombreuses « jeunes filles peuvent renoncer à se lancer dans la science à cause de ces préjugés ».
L’expérience de Duval reflète les défis plus larges que rencontre la communauté scientifique en matière de représentation des femmes. Si des progrès ont été accomplis, des disparités persistent, et des initiatives comme le prix L’Oréal-Unesco Pour les femmes et la science cherchent à y remédier en soutenant et en reconnaissant le travail des chercheuses. Les travaux de Duval ne se contentent pas de faire avancer le domaine des énergies renouvelables : ils contribuent aussi à bâtir un paysage scientifique plus équitable et inclusif.
Une chercheuse grenobloise reçoit le prix L'Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science pour ses travaux sur les énergies renouvelables et la justice
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



