Du 19 au 30 octobre, Erevan, capitale de l’Arménie, accueillera la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) à la Convention sur la diversité biologique (CDB), un accord international signé lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. Ce traité poursuit trois objectifs principaux : préserver la biodiversité, garantir l’utilisation durable de ses éléments et assurer un partage juste et équitable des avantages découlant des ressources génétiques. Cette COP17 constituera le premier bilan majeur des progrès accomplis depuis l’adoption, en 2022, du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal. Ce cadre fixe 23 cibles précises à atteindre d’ici à 2030, dont la protection ou la conservation d’au moins 30 % des terres et des océans de la planète. Les 196 pays parties à la CDB sont conviés à Erevan, y compris tous les États membres de l’Union européenne ainsi que l’UE elle-même. Les États-Unis, qui ont signé la convention, ne l’ont cependant pas ratifiée et n’en font donc pas partie.
La CDB s’est fixé pour objectif de mobiliser au moins 200 milliards de dollars par an d’ici à 2030 pour la protection de la biodiversité, dont 30 milliards au moins devraient être alloués chaque année aux pays en développement. Pourtant, une évaluation récente de la CDB révèle que le monde n’est pas sur la bonne voie pour atteindre ces cibles. En août, Astrid Schomaker, secrétaire exécutive de la CDB, a souligné que, si des avancées sont constatées, la mise en œuvre des actions clés ne se fait pas à la vitesse ni à l’échelle nécessaires. Les retards sont particulièrement marqués dans des domaines comme la mobilisation des financements, la réduction des subventions néfastes à la biodiversité et l’implication des peuples autochtones et des communautés locales dans les processus décisionnels.
La COP17 abordera également le Fonds de Cali, un mécanisme décidé lors de la COP16 en Colombie et officiellement lancé en février 2025. Ce fonds vise à assurer un partage plus équitable des avantages issus de l’exploitation commerciale des données génétiques, appelées séquençage numérique des ressources génétiques (DSI). Ces données sont utilisées dans divers secteurs, dont la pharmacie, les cosmétiques, l’agriculture et la biotechnologie. Les grandes entreprises qui en tirent profit sont appelées à contribuer à ce fonds, dont au moins la moitié des ressources devraient être destinées aux peuples autochtones et aux communautés locales. Cependant, des désaccords persistent entre les pays quant à la manière de mettre en œuvre ce mécanisme et de garantir les financements nécessaires pour atteindre les objectifs de 2030.
À moins de quatre ans de l’échéance de 2030, la COP17 devra combler l’écart entre les engagements pris à Montréal et leur mise en œuvre effective. Les discussions à Erevan porteront non seulement sur les financements, mais aussi sur la traduction concrète des objectifs du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal en actions tangibles. Astrid Schomaker a insisté sur le fait que les négociations exigeront « toute la persévérance et la détermination » des pays participants pour réaliser des progrès significatifs.
La conférence sur la biodiversité en Arménie fait le point sur les progrès vers les objectifs 2030
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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