La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, plus connue sous le nom de COP, a été organisée par la Turquie à Antalya du 9 au 20 novembre. L’un des objectifs principaux de la présidence turque était de promouvoir l’électricité comme élément clé de la consommation énergétique mondiale, avec pour ambition que 35 % de la demande énergétique soit couverte par cette source d’ici 2035. Cet objectif s’inscrit dans le cadre d’un « programme d’action », un ensemble d’engagements volontaires que les pays peuvent choisir de soutenir. Contrairement aux objectifs contraignants, qui nécessitent l’accord de toutes les nations participantes, ces engagements ne sont pas obligatoires. La France, elle, a exprimé son souhait d’un accord plus fort et contraignant sur cette question. Une source proche de la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, a indiqué que si l’objectif de 35 % d’électricité est une avancée positive, il devrait s’inscrire dans une décision officielle plutôt que dans un simple plan d’action volontaire. La source a expliqué qu’une décision soutenue par les 194 États membres de l’ONU enverrait un message plus clair aux entreprises et aux gouvernements du monde entier. La France souhaite également que cet objectif insiste spécifiquement sur l’« électrification propre », c’est-à-dire une électricité produite sans émissions nocives, comme celle issue du charbon. La COP précédente, organisée au Brésil sous le nom de COP30, n’avait pas réussi à trouver un accord pour réduire l’usage des énergies fossiles, principales responsables du réchauffement climatique, en raison de désaccords entre pays producteurs et consommateurs. Cependant, la focalisation sur l’électricité pourrait s’avérer moins controversée et ainsi avoir plus de chances de recueillir un soutien international, selon une source française. Monique Barbut doit assister à une réunion pré-COP à Fidji, prévue du 5 au 8 octobre, qui précède la grande conférence d’Antalya. Une source proche d’elle a indiqué que l’objectif est de rétablir une alliance avec les petits États insulaires, particulièrement vulnérables face au changement climatique. Cette alliance s’était affaiblie lors de la dernière COP, a souligné la source, et sa reconstruction est perçue comme cruciale pour parvenir à des engagements climatiques mondiaux plus ambitieux.