Le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Store, a contacté un dirigeant partageant un parcours politique similaire, dans le but de créer un petit groupe de leaders occidentaux pour élaborer un nouveau système de régulation de l’intelligence artificielle (IA). Store a reçu une réponse rapide du Premier ministre canadien, Mark Carney, qui a répondu : « Bien sûr. Nous sommes partants. » À peu près au même moment, Carney discutait de la régulation de l’IA avec le président français Emmanuel Macron sur le territoire français de Saint-Pierre-et-Miquelon, au large de Terre-Neuve, où ils se sont rencontrés le 20 septembre. Cette rencontre a eu lieu juste avant que Macron ne doive prononcer un discours à l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’est tenue du 22 au 28 septembre à New York. Avant cet événement, le gouvernement français avait exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à se pencher sur les enjeux de sécurité liés à l’IA. Alors que l’intérêt mondial pour la régulation de l’IA grandit, Store et le président finlandais Alexander Stubb ont publié le 22 septembre une déclaration de deux pages soulignant que « l’IA doit rester sous direction, supervision et contrôle humains ». Ils ont également proposé la création d’un mécanisme mondial de surveillance pour garantir le respect de ces principes. Le document reflète une préoccupation partagée parmi les dirigeants occidentaux quant aux risques potentiels d’un développement incontrôlé de l’IA et à la nécessité d’une coopération internationale pour gérer ces risques. L’initiative portée par Store, Carney et Stubb met en lumière une volonté croissante des nations occidentales de prendre les devants dans la définition de la gouvernance mondiale de l’IA. Bien que l’Organisation des Nations unies et d’autres instances internationales aient déjà abordé les questions d’éthique et de sécurité liées à l’IA, ce groupe de dirigeants pousse en faveur d’actions plus concrètes. Leur proposition inclut un cadre prévoyant des évaluations régulières et une supervision internationale, visant à prévenir les usages détournés des technologies d’IA tout en favorisant une innovation responsable. Cette évolution intervient alors que l’IA continue de progresser rapidement, avec des applications dans des domaines aussi variés que la santé, l’éducation, la défense et la surveillance. À mesure que cette technologie s’intègre davantage dans la vie quotidienne, les inquiétudes concernant son impact sur la vie privée, la sécurité et l’emploi se sont accrues. Le mécanisme mondial de surveillance proposé chercherait à répondre à ces préoccupations en instaurant une approche structurée de la régulation de l’IA, afin de garantir que son développement reste aligné sur les valeurs humaines et les besoins sociétaux.