La campagne « I'm Fine » de Lancôme met en lumière la charge mentale invisible que portent les femmes, qui affecte leur santé mentale et leur carrière.
« Je vais bien » : la campagne met en lumière les difficultés de santé mentale des femmes
La Journée mondiale de la santé mentale a été l'occasion pour Lancôme de lancer sa campagne « Je vais bien », en partenariat avec l'Anxiety and Depression Association of America et Psycom en France. La campagne vise à attirer l'attention sur la forte prévalence des troubles anxieux et dépressifs chez les femmes : près d'une femme sur trois est concernée au cours de sa vie, soit deux fois plus que les hommes.Le silence qui entoure la santé mentale des femmes
Malgré cette forte prévalence, plus de 60 % des femmes trouvent difficile d'évoquer leur santé mentale. Cette réticence est liée aux attentes de la société, à la stigmatisation et à la difficulté de concilier responsabilités personnelles et professionnelles. La campagne cherche à briser ce silence et à encourager un dialogue ouvert sur la santé mentale.La charge mentale et ses conséquences
La notion de « charge mentale » désigne la tâche interne et permanente qui consiste à gérer et organiser le quotidien. Elle englobe des responsabilités telles que la planification, la prise de décision et l'anticipation des besoins. Les femmes portent souvent cette charge, dans leur vie personnelle comme professionnelle, ce qui contribue au stress et aux difficultés de santé mentale. La chercheuse Nicole Brais la décrit comme un fardeau continu et invisible qui affecte le bien-être des femmes.Les effets de la charge mentale sur la santé mentale
Une enquête menée dans le cadre de la campagne Lancôme révèle qu'un tiers des femmes déclarent avoir ressenti la charge mentale au cours des cinq dernières années. Près de 90 % d'entre elles affirment que cela a eu un impact négatif sur leur bien-être mental, et 40 % font état d'effets graves. La charge mentale pèserait plus lourdement sur la santé mentale des femmes que des événements de vie importants, comme un divorce ou une perte d'emploi.Le coût économique de la charge mentale
Des économistes ont étudié l'impact de la charge mentale sur les relations et le bien-être. Les recherches montrent que les femmes qui travaillent davantage que leur partenaire déclarent un niveau de bonheur plus bas et un stress plus élevé, alors que les hommes dans une situation similaire ne subissent pas les mêmes effets. Cette disparité est largement attribuée à la répartition inégale des tâches domestiques, qui alourdit le fardeau global des femmes.Solutions et recommandations
Les chercheurs estiment que traiter la charge mentale exige à la fois des changements pratiques et culturels. Externaliser certaines tâches domestiques et promouvoir l'égalité des genres dans l'éducation peuvent contribuer à réduire la charge disproportionnée qui pèse sur les femmes. Ces mesures visent à améliorer la santé mentale, les opportunités professionnelles et la qualité de vie globale des femmes.