Le pouvoir judiciaire iranien a annoncé, samedi 3 octobre 2026, qu’un homme avait été condamné à mort pour des chefs d’accusation incluant le « crime de guerre contre Dieu » et l’usage d’une arme contre des policiers lors des manifestations de janvier. Ces charges s’inscrivent dans un cadre juridique iranien plus large qui criminalise les actes jugés menaçants pour la sécurité nationale ou les principes islamiques, une pratique souvent appliquée en période de troubles politiques. L’homme, dont le nom n’a pas été révélé dans les communiqués officiels, aurait été jugé lors d’une audience à huis clos, une procédure courante en Iran pour les affaires sensibles. Le procès fait suite aux manifestations massives de janvier 2026, déclenchées par la mort d’une jeune femme, Mahsa Amini, décédée après avoir été placée en détention par la police des mœurs. Ces protestations se sont rapidement transformées en un mouvement national, avec des revendications exigeant davantage de libertés politiques et la fin des restrictions imposées aux libertés individuelles. Le terme « crime de guerre contre Dieu » désigne une accusation spécifique en Iran, applicable aux individus accusés d’actes visant à saper les fondements de la République islamique. Cette qualification a déjà servi par le passé à justifier des peines sévères, y compris la peine de mort, pour ceux jugés coupables d’atteintes graves à l’autorité de l’État ou religieuse. Cette annonce intervient alors que l’Iran reste marqué par des tensions persistantes, le gouvernement étant sous une pression croissante pour répondre aux doléances de la population. Si la décision de la justice reflète la position légale actuelle, elle met aussi en lumière les défis auxquels le pays est confronté pour concilier stabilité politique et aspirations des citoyens à des réformes et à davantage de libertés civiles.