Le 1er octobre 2026, les députés algériens ont adopté un Code pénal révisé qui instaure la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d’avoir intentionnellement allumé des incendies dans des forêts ou des champs. La modification étend également la peine capitale aux cas d’enlèvements d’enfants impliquant des actes de violence grave. Ces changements marquent un virage significatif dans le cadre juridique algérien, même si le pays n’a procédé à aucune exécution depuis 1993. Le code révisé reflète une tendance croissante vers des peines plus sévères pour les crimes jugés menaçants pour la sécurité publique et la sûreté nationale. Les incendies volontaires dans les zones naturelles peuvent causer des dommages environnementaux graves et des pertes humaines, tandis que les enlèvements d’enfants accompagnés de violences sont considérés comme des crimes particulièrement odieux. Les nouvelles dispositions visent à dissuader ces actes en alourdissant les sanctions potentielles. L’Algérie conserve la peine de mort dans son système juridique depuis des décennies, mais celle-ci n’a pas été appliquée depuis le début des années 1990. À cette époque, le pays traversait une crise politique et sociale majeure, marquée par une violence généralisée et une grande instabilité. L’absence d’exécutions soulève des questions quant à l’application concrète de la peine de mort dans la société algérienne contemporaine. L’élargissement de la peine capitale a suscité un débat parmi les experts en droit et les organisations de la société civile. Certains estiment qu’elle pourrait jouer un rôle dissuasif, tandis que d’autres mettent en garde contre les risques d’erreurs judiciaires irréversibles et les possibilités d’abus de pouvoir. À mesure que la loi entre en vigueur, son impact sur la prévention de la criminalité et l’administration de la justice en Algérie reste à évaluer.