En Tunisie, un texte légal connu sous le nom de Décret 54, introduit par la Présidence de la République en 2022, a été récemment modifié mercredi 30 septembre. Ce décret avait initialement pour objectif de lutter contre la diffusion de fausses informations et de rumeurs sur les plateformes de réseaux sociaux. Cependant, dans la pratique, il a été largement critiqué pour son utilisation visant davantage à restreindre la liberté d’expression qu’à la protéger.
Le Décret 54 confère aux autorités le pouvoir d’identifier et de sanctionner les individus partageant des contenus jugés faux ou nuisibles en ligne. Si le gouvernement soutient que ces mesures sont nécessaires pour maintenir l’ordre public et prévenir la désinformation, des organisations de défense des droits humains et des journalistes s’inquiètent de ses possibles dérives. Ils estiment que le langage vague du décret permet des interprétations extensives, pouvant servir à museler les critiques et les voix de l’opposition.
La Tunisie est depuis longtemps un pays où la liberté d’expression fait face à des défis, notamment après la révolution de 2011 qui a renversé le régime autoritaire. Ces dernières années, le pays peine à concilier la régulation des contenus en ligne et la protection des droits fondamentaux. La modification du Décret 54 a relancé le débat sur le rôle de l’État dans le contrôle des espaces numériques et ses conséquences pour les libertés démocratiques.
Les détracteurs de l’amendement estiment qu’il pourrait aggraver la situation déjà précaire de la liberté de la presse en Tunisie. Ils réclament plus de transparence et des définitions plus claires dans le décret pour éviter les abus. De leur côté, les partisans du gouvernement affirment que ces réglementations sont indispensables pour lutter contre la diffusion de fausses informations, surtout à une époque où les réseaux sociaux jouent un rôle central dans le débat public.
La Tunisie modifie un décret visant les fausses informations sur les réseaux sociaux
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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