L'économie britannique fait preuve de résilience avec une forte croissance, un faible chômage et un déficit en recul, devançant la France et saluée par le FMI.
La résilience de l'économie britannique
L'économie du Royaume-Uni fait preuve de résilience malgré les difficultés mondiales, avec des prévisions de croissance revues à la hausse, un taux de chômage en baisse et un déficit budgétaire plus faible. Cette performance a valu des éloges au Fonds monétaire international (FMI), contrairement à la France, dont l'économie peine.La croissance du PIB en tête du G7
La croissance du PIB britannique a été la plus forte parmi les pays du G7 au cours du premier semestre de l'année, atteignant 1,8 % en rythme annuel pour les trois mois se terminant en août. Il s'agit du niveau le plus élevé depuis 2022. Le FMI a par ailleurs relevé sa prévision de croissance 2026 pour le Royaume-Uni à 1,3 %, contre seulement 0,4 % pour la France.L'IA et la préparation économique moteurs de la croissance
L'intelligence artificielle et la préparation économique ont contribué aux résultats du Royaume-Uni, les secteurs des services et de l'industrie manufacturière ayant progressé plus que prévu. De nombreuses entreprises ont réduit leur endettement et sécurisé des contrats énergétiques à long terme afin de faire face aux chocs économiques, selon le Financial Times et Simon Kenney, de Goodfellow.La démographie explique l'écart de croissance
Au XXIe siècle, le taux de croissance moyen du Royaume-Uni a dépassé celui de la France, avec 1,5 % de croissance moyenne entre 2000 et 2024, contre 1,2 % en France. Cet écart s'explique en grande partie par la démographie, la France affichant un solde migratoire bien plus élevé, selon Alban Aubert, de la Direction générale du Trésor.L'impact économique du Brexit
L'économie britannique aurait peut-être davantage progressé sans le Brexit, les pertes liées à la sortie de l'Union européenne étant estimées entre 6 et 8 % du PIB. Toutefois, l'économie ne s'est pas effondrée, comme certains le craignaient, et n'a pas non plus connu la forte croissance que certains prédisaient, selon une étude de l'OFCE.Une expansion portée par l'IA
Simon French, économiste en chef chez Panmure Liberum, affirme que la solidité de l'économie britannique dépasse la simple résilience et traduit une croissance alimentée par l'intelligence artificielle. L'Office for National Statistics (ONS) britannique a relevé un lien entre l'activité économique et le développement de l'IA, sans toutefois pouvoir en chiffrer l'impact.Emploi et finances publiques en amélioration
Le taux de chômage du Royaume-Uni est tombé à 4,7 % en août, un niveau inférieur aux attentes, et 13 000 emplois ont été créés en septembre, une surprise pour les prévisionnistes. Les finances publiques montrent elles aussi des signes d'amélioration, le FMI saluant les efforts du Royaume-Uni pour réduire son déficit.Le FMI salue la discipline budgétaire britannique
La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a salué les mesures « décisives » prises par le Royaume-Uni pour améliorer ses finances publiques et a exhorté la France à rétablir la discipline budgétaire. Le Royaume-Uni devrait afficher le déficit public le plus faible du G7 d'ici 2031, passant sous les 5 % en 2027, selon Silvana Tenreyro, conseillère économique du FMI.Prudence nécessaire pour la croissance future
Malgré les récentes améliorations, la prévision de croissance du Royaume-Uni pour 2025 a été abaissée à 1 %, contre 1,6 % auparavant, en raison de l'impact du conflit au Moyen-Orient sur l'inflation. Le niveau élevé des coûts d'emprunt et les tensions internationales font peser des doutes sur la durabilité de cette amélioration économique.