Un berger face aux pertes causées par des terres inondées

Louis Maréchal, berger expérimenté depuis dix ans dans l'élevage en plein air, subit un revers important après que la Braune, un cours d'eau local, a débordé et endommagé ses terres. La montée des eaux a recouvert deux de ses dix hectares, où son troupeau paissait, provoquant d'importantes pertes.

La saison d'agnelage frappée par la catastrophe

Maréchal a découvert les dégâts tôt mardi matin, en se rendant à son exploitation. Il a trouvé de nombreux agneaux disparus et des agneaux morts au pied de la clôture. Il estime avoir perdu 70 des 250 agneaux nés, ce qu'il décrit comme une période critique pour l'élevage ovin pendant la saison d'agnelage.

Sécheresse et inondations, un double défi

Maréchal explique qu'il a pris toutes les précautions, les brebis étant sur les terres pour se nourrir et allaiter leurs petits. Il indique qu'une récente sécheresse a rendu difficile la fourniture d'herbe en quantité suffisante, comme la luzerne, pour les animaux. C'était la première fois qu'il connaissait un tel événement avec ses 800 brebis réparties entre plusieurs troupeaux dans les communes voisines.

L'assurance ne couvre pas cet incident en extérieur

Lorsque Maréchal a contacté son assureur, il a essuyé un nouveau revers : sa demande d'indemnisation a été rejetée, l'incident étant classé comme un sinistre en extérieur au regard de son contrat. La perte sèche est estimée à près de 10 500 euros, soit 150 euros par agneau. Il ajoute que la baisse du prix d'achat des moutons aggrave la situation des éleveurs, dans un contexte de crise agricole persistante.

Demande de reconnaissance de catastrophe naturelle

Maréchal demande aux pouvoirs publics de classer l'événement en catastrophe naturelle afin d'obtenir une aide. Il affirme être déjà en déficit et devoir contracter un crédit à la consommation pour terminer l'année, insistant sur la nécessité d'une aide de l'État. Le maire de La Rouvière, Patrick de Gonzaga, a indiqué que la commune préparerait un dossier à destination de la préfecture afin de demander cette reconnaissance et une indemnisation de la part de l'État.

L'aide dépend du classement au titre de la PAC

Cette reconnaissance viserait à demander une dérogation au titre de la politique agricole commune (PAC). Maréchal explique que les aides sont calculées en fonction du nombre de brebis déclarées, de leur production et de leurs ventes. Avec une telle baisse, il risque de perdre ces aides, ce qui viendrait aggraver ses difficultés financières.