Publication d'un sondage Eurobaromètre sur les aliments innovants

La Commission européenne a publié le 25 octobre un Eurobaromètre résumant la perception qu'ont les citoyens européens des aliments dits innovants. L'enquête, menée entre le 22 mai et le 24 juin 2026, a interrogé 26 456 personnes dans les vingt-sept États membres de l'Union européenne.

Attitudes du public à l'égard des aliments innovants

Selon le rapport, 51 % des personnes interrogées ont une opinion négative des produits alimentaires innovants, tandis que seulement 39 % se disent à l'aise à l'idée de les consommer. L'enquête met en évidence un lien entre le niveau d'information sur le sujet et les attitudes du public envers ces aliments : 72 % des personnes bien informées ont une opinion positive, contre 27 % de celles qui ne se sentent pas bien informées.

Principales inquiétudes concernant l'innovation alimentaire

Les inquiétudes des Européens au sujet de l'innovation alimentaire portent notamment sur les effets à long terme sur la santé (43 %), les méthodes de production (35 %) et la transparence quant aux composants et à l'origine (33 %). L'impact de ces produits sur les agriculteurs, les zones rurales et les systèmes de production traditionnels (19 %) arrive en cinquième position parmi les préoccupations exprimées.

L'acceptation varie selon le type d'aliment

L'enquête relève également des différences d'adhésion à l'innovation selon le type de produits. Ainsi, la moitié des personnes interrogées se disent à l'aise à l'idée de consommer des aliments issus de techniques modernes, comme des « fruits ou légumes plus résistants à la sécheresse, aux parasites ou aux phénomènes météorologiques extrêmes ». À l'inverse, 62 % des personnes interrogées affirment ne pas être à l'aise à l'idée de consommer des « aliments cultivés à partir de tissus ou de cellules animales », que le rapport identifie comme le type d'aliment innovant le moins accepté parmi ceux proposés.

Différences nationales de perception

Les Français sont plus méfiants que la majorité des citoyens européens et se disent mal informés sur le sujet, 72 % d'entre eux se déclarant « non informés ». Seuls 23 % des Français interrogés ont une opinion positive de l'innovation alimentaire, contre 58 % ayant une opinion négative (et 19 % sans opinion). Derrière eux, les Chypriotes et les Grecs ont des opinions encore plus négatives que les Français (respectivement 69 % et 80 %). En revanche, les pays du Nord de l'Union (Pays-Bas, Suède, Finlande, Danemark et Belgique) sont les moins réticents.