Du 2 au 4 octobre, la Bibliothèque des Livres Illustrés de Saint-Pétersbourg a accueilli la quatrième édition du Forum des Collectionneurs de Livres et Gravures d’Artistes, où artistes, éditeurs et collectionneurs ont présenté des créations s’affranchissant des pages et des reliures traditionnelles. L’événement a mis en lumière des œuvres comme les « pelles-livres », les « livres-accordéons », ou encore des pièces réalisées sur des mouchoirs ou des gants de boxe. La Bibliothèque des Livres Illustrés définit le kniga khudozhnika, ou livre d’artiste, comme une œuvre plastique conçue sous la forme d’un livre, pouvant être entièrement fabriquée à la main ou n’exister qu’en un seul exemplaire. Seize artistes et graphistes originaires de différentes villes russes ont participé, dont Mikhail Pogarski, qui installe des couronnes de sonnets sur divers supports. Une œuvre collective, Sadok sudei III, rassemble plus de 40 poètes et artistes en hommage aux avant-gardes russes. Les textes de Konstantin Kedrov, Serguei Birioukov, Vladimir Martynov et Vladimir Aristov y sont accompagnés des créations de Leonid Tichkov, Vladimir Nasedkine et Igor Ioganson. Le projet, lancé en 2025 pour le 140e anniversaire de la naissance de Velimir Khlebnikov, avait été présenté à Moscou avant d’être exposé à Saint-Pétersbourg. À Brasília, environ 6 000 livres ont quitté la Bibliothèque nationale de Brasília et ne sont jamais revenus. Certains sont portés disparus depuis juillet 2013. La bibliothèque a choisi l’humour et une amnistie temporaire, permettant aux livres d’être rendus sans pénalité pendant un mois. Au pays de Galles, un livre emprunté en 1910 par Walter Griffith Owen a été restitué 116 ans plus tard par son petit-fils Peter O’Sullivan, dans un état qui a surpris les bibliothécaires. Aux États-Unis, la Frazar Memorial Library de l’université McNeese State à Lake Charles, en Louisiane, a ouvert une partie de ses collections spéciales sous le titre « Rare Book Petting Zoo », invitant le public à découvrir des premières éditions et autres curiosités bibliographiques. En Russie, le ministère du Développement numérique suggère que les bibliothèques municipales pourraient devoir retirer 50 à 70 % de leurs collections de l’accès général si une récente pratique de contrôle était généralisée, en raison de livres publiés avec le soutien d’organisations désormais considérées comme « indésirables ». À Nancy, seize employés en contrat temporaire de la Médiathèque Manufacture ont cessé le travail pour exiger la transformation de leurs postes en contrats à durée déterminée. Ils travaillent sous des lampes frontales en raison de l’éclairage insuffisant des espaces de prêt. La Bibliothèque centrale de prêt par correspondance, qui envoyait des livres aux cheminots et à leurs familles dans toute la France, voit son fonctionnement perturbé par la disparition progressive du courrier interne de la SNCF. Lancée en 2014 par Hachette Livre et la Bibliothèque nationale de France (BnF), la collection Hachette-BnF s’appuie désormais sur les fonds de six grandes bibliothèques patrimoniales françaises, permettant d’accéder à des milliers d’œuvres rares ou épuisées en librairie et de les imprimer à la demande.