Les manifestations en France du 17 octobre 2026 ont été moins tendues qu'auparavant, mais la crainte de troubles prolongés persiste avant l'élection présidentielle de 2027.
Des manifestations moins violentes en France
Malgré la participation de plusieurs centaines de milliers de citoyens français aux manifestations du 17 octobre 2026, le deuxième épisode du mouvement social a été moins violent que le précédent. Les Entreprises du Voyage, un syndicat représentant les agences de voyages, était en état d'alerte maximale, mais n'a reçu aucun signalement d'agences de voyages attaquées ou ciblées par des manifestants cette fois-ci.Un calme attribué à la sécurité et à la grève prévue
Ce calme relatif pourrait n'être qu'apparent. Il est attribué au renforcement des mesures de sécurité par le gouvernement et à l'attente d'une grève intersyndicale prévue pour le 5 novembre 2026. Le secteur reste préoccupé par le risque d'un conflit social prolongé et anticipe une fin d'année difficile, d'autant plus que six mois nous séparent de l'élection présidentielle.Marseille subit des dégâts importants
À Marseille, les dégâts causés par les émeutes ont été estimés à environ 10 millions d'euros par la métropole Aix-Marseille, qui a demandé à l'État de reconnaître un état de catastrophe commerciale. Le maire de Marseille a exigé des explications du ministre de l'Intérieur.Une propriétaire d'agence décrit sa peur
Barbara Roussel, propriétaire d'une agence de voyages dans la ville, a qualifié les événements d'effrayants, précisant que son agence avait fermé pendant plusieurs jours après les troubles. L'impact sur les commerces locaux a été considérable, nombre d'entre eux peinant à se remettre des dégâts.Les agences parisiennes restent épargnées
À Paris, Frédéric d'Hauthuille, propriétaire d'une agence située près de la place de la République, a déclaré que son agence n'avait pas été directement touchée, grâce à son emplacement et à la présence de rideaux métalliques robustes et de vitres pare-balles. Il reconnaît toutefois la peur et l'inquiétude qui règnent dans le secteur.Un impact global limité
Malgré les troubles, l'impact global sur le secteur du voyage semble limité : une quinzaine d'agences seulement ont été touchées, sur près de 3 000 points de vente dans le pays. Richard Vainopoulos, de TourCom, a noté que le renforcement des dispositifs de sécurité du gouvernement pourrait empêcher la répétition des événements précédents, tout en avertissant que ces événements auraient des répercussions à court terme.Des précautions prises, mais pas de crise généralisée
La crainte d'un conflit social prolongé a conduit certaines agences de voyages à prendre des mesures de précaution, comme baisser leurs rideaux. Toutefois, le syndicat Les Entreprises du Voyage n'a pas reçu un grand nombre d'appels d'agences touchées, ce qui indique que le secteur dans son ensemble ne traverse pas de crise généralisée.Des problèmes de fond toujours non résolus
Les problèmes de fond, tels que le coût de la vie et les conditions d'études, restent sans réponse, et le gouvernement n'a pas répondu aux revendications des manifestants. Le secteur s'inquiète également des répercussions possibles de l'élection présidentielle à venir, certains dirigeants prévoyant une année 2027 difficile. Le climat géopolitique, notamment les tensions avec l'Iran et le risque de nouvelles tensions sociales, ajoute à l'incertitude.