Le gouvernement français envisage d’instaurer des droits d’inscription annuels pour les étudiants non boursiers en sections de techniciens supérieurs (BTS) et en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), selon un projet de loi de finances (PLF) obtenu par l’AFP. Selon cette proposition, les étudiants en BTS devraient s’acquitter de 178 euros par an, tandis que ceux en CPGE paieraient 270 euros. Le gouvernement qualifie ces montants de « modestes » et justifie leur introduction en soulignant que ces formations sont actuellement les seules dans l’enseignement supérieur à être entièrement gratuites, une « singularité » qu’il souhaite corriger. Les étudiants boursiers, les enfants de la Nation et de la République, ainsi que les réfugiés ou demandeurs d’asile en seront exemptés.
À l’heure actuelle, les élèves de classes préparatoires doivent s’inscrire en licence universitaire dès le début de l’année académique. Cette obligation les contraint à payer les droits d’inscription à l’université, ainsi que la CVEC, la contribution à la vie étudiante et au campus, fixée à 105 euros pour l’année universitaire 2026-2027. Ainsi, le coût total pour les étudiants en CPGE s’élève actuellement à environ 285 euros, mais pourrait atteindre 555 euros avec les modifications proposées.
Le gouvernement avance que l’accès gratuit actuel aux BTS et aux CPGE s’applique de manière uniforme, sans tenir compte de la situation financière des étudiants, contrairement au système des droits d’inscription à l’université, qui prend en compte les circonstances individuelles. Il affirme également que les étudiants en BTS et en CPGE représentent un coût annuel moyen plus élevé que dans d’autres filières. Par exemple, le coût annuel moyen est estimé à 19 000 euros pour les CPGE, 17 000 euros pour les BTS et 12 500 euros pour les études universitaires.
Le nombre d’étudiants en classes préparatoires a fortement augmenté, passant d’environ 40 000 lors de l’année universitaire 1980 à près de 87 000 en 2024, tandis que les BTS accueillent 217 000 étudiants. Le PLF précise que les droits d’inscription seront ajustés chaque année en fonction de l’inflation. Toutefois, le texte devrait rencontrer une opposition parlementaire difficile en raison de l’absence de majorité absolue du gouvernement à l’Assemblée nationale.
Cette mesure suscite déjà des critiques. Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, a qualifié le projet d’« absurde et irresponsable » et accusé le gouvernement de « provoquer des mouvements de colère étudiante ». Il a également estimé que l’annonce, en pleine période de mobilisation de la jeunesse, aggrave les inégalités sociales dans l’éducation.
Le gouvernement français propose des frais d'inscription pour les classes de préparation aux BTS et Grandes Écoles
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Le Figaro
- 🇫🇷BFMTV
- 🇫🇷LCP
- 🇫🇷France Info



