Lors de l’examen d’une nouvelle loi visant à lutter contre les violences sexuelles et sexistes, la députée LR Émilie Bonnivard a dénoncé une décision de justice dans une affaire où elle et ses collègues avaient été menacées. Bonnivard souhaitait attirer l’attention sur la notion de « victimisation secondaire », qui désigne le préjudice supplémentaire subi par une victime lorsque le système judiciaire ne répond pas de manière adéquate à sa situation. La loi en discussion vise à renforcer les protections et les réponses apportées aux victimes de ces violences. Les critiques de Bonnivard s’appuient sur son expérience personnelle : elle et ses collègues avaient fait l’objet de menaces, et elle estime que la réponse judiciaire n’a pas permis de répondre à leurs préoccupations ni de les protéger contre d’autres préjudices. La victimisation secondaire peut prendre diverses formes, comme lorsque la victime se sent re-traumatisée par la procédure judiciaire ou lorsqu’elle n’est pas crue ou soutenue par les autorités. Ce phénomène souligne l’importance d’une réponse judiciaire à la fois sensible et efficace, afin que les victimes ne subissent pas de nouveaux dommages de la part du système censé les protéger. Les propos de Bonnivard ont relancé le débat sur la nécessité d’un meilleur accompagnement et d’une meilleure compréhension au sein du système judiciaire pour les victimes de violences sexistes. Son expérience met en lumière les défis auxquels sont confrontées les personnes qui osent parler, ainsi que l’importance de veiller à ce que la procédure judiciaire ne devienne pas une nouvelle source de souffrance.