Édouard Philippe dévoile des mesures favorables aux familles en pleine crise, réclame des sanctions plus sévères en matière de sécurité et critique les décisions de l'État.
Edouard Philippe en visite dans les Ardennes
Edouard Philippe, ancien Premier ministre et candidat à la vie politique actuelle, s'est rendu à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, le 21 octobre 2026, pour présenter ses propositions en matière de politique familiale. Cette visite a eu lieu dans un contexte de crise sociale et politique commencée plus tôt dans la semaine.Les propositions de Philippe en matière de politique familiale
Lors de sa visite, Philippe s'est adressé à une vingtaine de parents dans une bibliothèque pour enfants, détaillant ses projets pour soutenir les familles et augmenter la natalité. Il propose une allocation familiale unique, dont le montant diminue à partir du premier enfant, pouvant atteindre 350 euros, ainsi qu'une réduction d'impôt sur le revenu de trois ans pour les parents de la classe moyenne, pouvant aller jusqu'à 3 000 euros.Projets de logement et de garde d'enfants
Philippe a également proposé un prêt à taux zéro pour les familles devant changer de logement en raison d'une naissance. Il souhaite garantir que toutes les familles puissent trouver une place en crèche ou une assistante maternelle dans les quelques mois suivant la naissance d'un enfant, et envisage un système qui verserait aux mères 80 % de leur salaire tout en travaillant à 100 % de leur temps.Congé paternité et financement
Philippe a évoqué une mesure possible visant à rendre le congé paternité obligatoire, comme dans certains pays voisins, mais a affirmé qu'il n'avait pas encore arrêté sa position. Il a souligné que toute prestation devrait être financée par un allongement du temps de travail, déclarant : « Je ne donne pas grand-chose gratuitement. »Accent sur la sécurité et l'ordre public
La sécurité et l'ordre public ont été des thèmes majeurs du discours de Philippe. Il s'est prononcé en faveur de sanctions plus sévères contre les vandales et les pillards, de l'utilisation de la reconnaissance faciale et de la loi « casseurs-payeurs », qui oblige les auteurs de dégradations à payer les réparations.Critiques et reconnaissance
Philippe a critiqué la décision d'envoyer le chef de l'État en voyage dans les pays du Golfe, la qualifiant de « pas la plus appropriée ». Il a toutefois salué les efforts récents du gouvernement pour mobiliser des moyens afin de rétablir l'ordre public.