Un forum économique réunissant 250 entreprises françaises s’est tenu au Tchad le 25 septembre, marquant une nouvelle étape dans l’amélioration des relations entre les deux pays. Ce développement intervient après une période de tensions en 2024, lorsque le Tchad a mis fin à un accord de défense de 60 ans avec la France, entraînant le retrait des troupes françaises. Organisé par le Medef, principal syndicat patronal français, l’événement visait à promouvoir les investissements au Tchad, un pays qui ambitionne d’augmenter son PIB de 60 % d’ici 2030 grâce à son plan de développement ambitieux.
Selon une source française, les relations entre le Tchad et la France, autrefois centrées sur la coopération sécuritaire, évoluent désormais vers un partenariat plus diversifié. L’ambassadrice du Tchad en France, Amina Priscille Longoh, a indiqué que les consultations avec la France se poursuivent et que le Tchad estime que ses préoccupations sont prises en compte. Lors du forum, le ministre tchadien des Finances, Tahir Hamid Nguilin, s’est entretenu avec son homologue français, Roland Lescure, soulignant l’intensification du dialogue économique entre les deux pays.
Le réchauffement des relations a débuté en janvier 2023, lorsque le président tchadien Mahamat Idriss Déby a été reçu au palais de l’Élysée à Paris. Cette dynamique s’est confirmée lors du sommet Africa Forward à Nairobi en mai, où les deux dirigeants ont exprimé leur volonté de reconstruire leur partenariat, avec une coopération économique désormais au premier plan. La coopération sécuritaire a également commencé à reprendre, mais de manière plus limitée et discrète. En avril, un groupe d’officiers français s’est rendu à N’Djamena pour évaluer les besoins de l’armée tchadienne en matière de formation et de partage de renseignements. Cependant, la présence militaire française ne retrouvera pas son ampleur d’antan, aucun avion de combat comme le Mirage n’étant mentionné, ni le retour des jusqu’à 1 500 soldats français stationnés dans le pays.
Les responsables français décrivent la reprise des liens militaires comme prudente et progressive. Bien que des vols occasionnels d’avions de combat français soient possibles, les agents français déjà présents au Tchad collaborent avec l’Agence nationale de sécurité de l’État, le principal service de renseignement du pays, en utilisant un avion de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) pour surveiller les frontières et traquer des groupes comme Boko Haram. Les Tchadiens espèrent que la France leur fournira un jour une petite flotte d’aéronefs de reconnaissance pour couvrir l’ensemble des frontières du pays.
Le Tchad cherche également à diversifier ses alliances sécuritaires en se tournant vers les Émirats arabes unis et la Turquie. Toutefois, le président tchadien se trouve dans une situation régionale complexe en raison de la guerre en cours au Soudan oriental, qui a modifié la dynamique de la région. Le Tchad a reçu environ 700 millions de dollars de prêts et de financements directs des Émirats en 2023-2024, mais des interrogations subsistent quant à la viabilité à long terme de ce partenariat. Certains experts estiment que l’intérêt des Émirats est étroitement lié à la situation au Soudan. Par ailleurs, le Tchad a cherché à renforcer ses capacités aériennes avec des drones turcs, bien que certains aient été cloués au sol en raison de factures impayées, selon une source bien informée. Un officier tchadien a démenti cette information, affirmant que les drones fonctionnent « à la perfection ». Pour la France, cette situation représente une opportunité de réaffirmer son influence dans la région.
Le Tchad et la France réévaluent leurs liens stratégiques face aux changements régionaux
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



