La Tunisie signe un accord de financement de 432 millions de dinars avec le FADES pour des projets routiers afin de renforcer la connectivité régionale et la croissance économique.
La Tunisie signe des accords pour des projets routiers
Le gouvernement tunisien a signé mardi 27 octobre deux accords de financement avec le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), afin de soutenir des projets routiers. Le montant total de ces accords s'élève à environ 432 millions de dinars (environ 144 millions de dollars américains).Le premier accord vise un axe routier majeur
Le premier accord, d'un montant d'environ 288 millions de dinars, concerne la première phase du projet de construction de la route Boussalem-Fernana, dans le nord-ouest du pays, près de la frontière algérienne. Cet itinéraire fait partie d'un corridor routier d'environ 780 km, lui-même intégré à l'axe du Maghreb reliant Nouakchott à Tripoli à travers plusieurs pays d'Afrique du Nord.Le second accord porte sur un aménagement routier plus court
Le second financement, d'un montant d'environ 144 millions de dinars, est destiné à un projet d'aménagement routier couvrant 67 km. Selon les autorités tunisiennes, ces projets visent à améliorer les conditions de vie de la population, en particulier dans les zones rurales et les régions de l'intérieur, tout en favorisant le développement des activités agricoles.Une meilleure accessibilité doit stimuler le commerce local
Une meilleure accessibilité devrait également favoriser le commerce local et renforcer l'intégration économique du nord-ouest. Ces financements s'inscrivent dans les efforts entrepris par le gouvernement pour moderniser et densifier le réseau routier national.Les défis de l'infrastructure persistent en Tunisie
Selon la Banque africaine de développement (BAD), les contraintes de mobilité, notamment celles liées à la dégradation des infrastructures, continuent de freiner l'exploitation du potentiel économique de certains gouvernorats. Selon les données du ministère de l'Équipement, le réseau routier tunisien classé s'étend sur environ 19 750 km de routes nationales, régionales et locales, dont près de 12 750 km sont revêtus.Des gains durables dépendent de la qualité des infrastructures
Le pays compte également environ 360 km d'autoroutes et près de 2 100 ouvrages d'art et de drainage. La réalisation des retombées économiques attendues dépendra de plusieurs facteurs, notamment de la qualité des travaux et de l'entretien des infrastructures dans le temps, dans un contexte où la dégradation du réseau limite déjà la mobilité dans certaines régions. Pour les autorités, le défi consistera à transformer ces investissements en gains durables en matière d'accessibilité, de compétitivité agricole et de développement économique régional.