Les étudiants des écoles d’art lyonnaises organisent une assemblée générale pour élargir leur mobilisation, sur la précarité, le financement et les conditions de travail dans le secteur culturel.
Assemblée ouverte pour les travailleurs culturels
Les Inter-écoles d’art de Lyon organisent une assemblée générale ouverte le lundi 26 octobre, à 18 h 30, à la Bourse du Travail. Cet événement vise à élargir la mobilisation au-delà des étudiants, pour inclure les professionnels du secteur culturel.Des enjeux communs à l’ensemble du secteur
L’assemblée abordera les revendications liées à la précarité, au financement du secteur culturel et aux conditions dans lesquelles le travail de création est produit. Les étudiants des écoles d’art lyonnaises souhaitent donner un nouvel élan à leur mouvement et encourager une participation plus large.Une collaboration entre établissements
Le collectif réunit des étudiants de plusieurs établissements lyonnais, dont l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse, et d’autres encore. Ces étudiants ont aligné leurs revendications sur celles des lycéens et d’autres mouvements sociaux en cours.Actions précédentes et mobilisation croissante
Depuis le début du mois d’octobre, le mouvement a organisé plusieurs événements, notamment une assemblée générale le 5 octobre et une chorale militante le 17 octobre. À l’approche du 5 novembre, le mouvement vise à étendre sa portée au-delà des étudiants, afin d’inclure davantage de travailleurs culturels.Principales revendications
Parmi leurs revendications, les étudiants réclament la suppression des frais de scolarité, un meilleur soutien financier aux études et la fin des processus de sélection qu’ils jugent socialement biaisés. Ils demandent également de meilleures conditions de travail pour les acteurs du secteur culturel, notamment une rémunération équitable des projets étudiants et une régulation des horaires de travail.Objectifs culturels et sociétaux plus larges
Les étudiants militent aussi pour une hausse du financement public de la culture, avec une demande précise : qu’au moins 1 % du budget national soit alloué à la mission Culture. Ils abordent par ailleurs des questions telles que l’accès aux pratiques artistiques, les violences de genre, la régulation de l’intelligence artificielle et l’adaptation du secteur au changement climatique.