Le 7 octobre, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur français, s’est présenté devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale pour exposer sa stratégie de gestion des manifestations étudiantes en cours. Il a insisté sur le principe de proportionnalité — garantissant que les actions policières sont adaptées et non excessives — lors de la réponse aux mobilisations. Lors d’une séance de près de deux heures, Nuñez a répondu aux questions des députés dans une atmosphère décrite comme relativement apaisée. Il a déclaré avoir pris l’engagement de « rendre des comptes » aux parlementaires, montrant sa volonté de prendre en considération les préoccupations soulevées par les élus.
Nuñez a rejeté les accusations de « répression policière », affirmant que les consignes données aux forces de l’ordre étaient centrées sur la proportionnalité. Il a fourni des chiffres, indiquant que 6 629 personnes avaient été placées en détention la veille au soir. Depuis le début du mouvement étudiant, 761 policiers et gendarmes, 215 étudiants et 89 membres du personnel éducatif avaient été blessés. La plupart des blessures chez les étudiants, a-t-il expliqué, étaient accidentelles ou causées par des projectiles ou des mortiers lancés par d’autres manifestants.
En réaction à un drame survenu à Lens, où un adolescent de 15 ans a perdu sa main, Nuñez a annoncé la suspension temporaire de l’usage des gaz lacrymogènes dans le cadre des manifestations. Il a exprimé sa préoccupation pour ce jeune homme et sa famille, ainsi que pour l’ensemble des blessés. Il a toutefois précisé que d’autres moyens, comme les lanceurs de balles de défense (LBD), resteraient à la disposition des forces de l’ordre. Ces armes, a-t-il souligné, sont « absolument indispensables » lorsque les agents font face à une violence extrême, leur permettant de maintenir une distance et d’agir de manière progressive.
Nuñez a qualifié le mouvement étudiant d’« inédit » et a noté qu’il avait « rapidement basculé dans une violence grave ». Il a évoqué des « violences urbaines » pouvant mettre en danger le personnel éducatif, tout en niant avoir donné des ordres de « non-restrainte » aux forces de l’ordre. « J’ai dit qu’il n’y a pas de principe de non-restrainte pour une intervention, mais qu’une fois l’intervention engagée, la proportionnalité de l’action est appliquée », a-t-il déclaré. Il a souligné que la police n’intervenait qu’en cas d’actes de violence ou de dégradations, ajoutant avoir donné « des consignes très claires ».
Nuñez a à nouveau démenti toute « répression policière » à l’encontre du mouvement étudiant, affirmant qu’« il n’y a pas d’intervention des forces de sécurité intérieure contre des étudiants qui manifestent pacifiquement ». Interrogé par des députés de La France Insoumise, il a nié la présence d’agents en civil incitant à la violence, déclarant : « Ça n’existe pas ! » Il a également indiqué que 18 rapports de l’IGPN montraient que les policiers et gendarmes étaient principalement là pour protéger les étudiants. Face à une demande de démission formulée par le député Benjamin Lucas-Lundy, Nuñez a refusé, affirmant : « Je ne quitte pas le navire. »
Les groupes politiques ont souvent axé leurs interventions sur l’influence, réelle ou supposée, de La France Insoumise dans le mouvement étudiant. Élisabeth de Maistre a accusé les « ultr gauches » d’« offrir un mortier » à la jeunesse, tandis que Sylvain Berrios critiquait la « mélenchonisation du mouvement ». Yoann Gillet, du Rassemblement National, a qualifié les députés de LFI de « terroristes ». Sophie Ricourt Vaginay a demandé au ministre s’il comptait « révoquer » le maire de Saint-Denis, une idée que Nuñez a rejetée, expliquant que la justice traitait les cas impliquant des « chefs pénaux » contre des élus.
Le ministre défend les actions de la police lors des manifestations étudiantes en pleine polémique
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷LCP



