Le lundi 5 octobre, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a répondu aux questions des membres de La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale. Les échanges ont porté sur sa gestion de l’ordre public et le comportement des forces de l’ordre lors des récentes manifestations étudiantes. Ces dernières étaient liées aux débats autour d’un projet de loi global visant à lutter contre les violences sexuelles et sexistes. La séance, qui s’est tenue dans la nuit de lundi à mardi, a donné lieu à plusieurs échanges entre Nuñez et les députés de LFI, qui demandaient des comptes sur des incidents impliquant à la fois des étudiants et des policiers.
La députée LFI Sarah Legrain a évoqué des cas précis ayant suscité l’inquiétude. Elle a notamment cité l’incident de Saint-Ouen-l’Aumône, où un étudiant a subi des blessures au visage, ainsi que les cas de deux policiers accusés de propos inappropriés. L’un d’eux, à Perpignan, aurait déclaré à une enseignante qu’il aimait la toucher, tandis qu’un autre, à Metz, aurait été accusé d’avoir touché une jeune femme maintenue au sol. Ces affaires soulèvent des questions sur le comportement des forces de l’ordre et la gestion des manifestations.
Nuñez a répondu en affirmant qu’il rendrait « compte de la manière dont [il] maintient l’ordre public » en France. Il a également confirmé que des procédures disciplinaires étaient engagées dans l’affaire de Perpignan, comme le veut la procédure habituelle. Interrogé par Danièle Obono (LFI), il a rejeté l’idée d’une « impunité policière », qualifiant de « fantasmes » les accusations de violences systémiques au sein des forces de l’ordre. Il a accusé ses détracteurs de nourrir une « haine » envers la police et la gendarmerie.
Le ministre a réaffirmé sa doctrine en matière de maintien de l’ordre, insistant sur son refus d’une absence d’intervention en cas de violences ou de dégradations. Il a défendu une « retenue dans la proportionnalité des interventions » et souligné que plus de 6 000 arrestations avaient été recensées, pour seulement quelques plaintes déposées auprès de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Parallèlement, les tensions se sont cristallisées entre la députée Caroline Yadan, membre d’Ensemble pour la République, et les élus de gauche. Yadan a accusé LFI d’instrumentaliser la loi sur les violences sexuelles pour servir ses propres objectifs, et a qualifié Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, de « gourou ». Ces propos ont été condamnés par Clémentine Autain (Écologiste et Social) et Gabrielle Cathala (LFI), qui ont dénoncé des déclarations inflammatoires et inappropriées.
Débat parlementaire sur la conduite policière et les manifestations étudiantes s'intensifie
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Sources d'origine :
- 🇫🇷LCP



