Alors que les alliances politiques en France continuent d’évoluer, Union Nationale pour les Territoires—un nouveau groupe formé par le Rassemblement National (RN) et l’Union des droites pour la République (UDR)—constitue un développement significatif à la chambre haute du Parlement français. Le sénateur Joshua Hochart, figure de proue du RN, a annoncé la création de ce groupe, qui rassemble 12 sénateurs du RN et 3 membres de l’UDR. Ce groupe s’inscrit dans une démarche plus large visant à unifier les candidats du centre et de la droite, comme l’a préconisé Claude Malhuret, d’Horizons, un mouvement politique proche du centre-droit. Hochart a souligné que ce nouveau groupe a pour ambition d’offrir aux Français un « vrai choix » à travers un « projet de rupture » qui ne s’aligne ni sur les politiques du président Emmanuel Macron ni sur des positions extrêmes. La création de l’Union Nationale pour les Territoires intervient à un moment où le Sénat attend la réélection de Gérard Larcher à sa présidence. Hochart s’est dit satisfait de la naissance de ce groupe, affirmant que ses membres respecteraient les traditions de la chambre haute tout en défendant de nouvelles perspectives et projets. Dirigé par la sénatrice Edwige Diaz, élue de Gironde, le groupe se concentrera sur les questions territoriales et portera les intérêts de la coalition de droite au sein de la chambre haute. Hochart a indiqué que les sénateurs adopteraient la même approche respectueuse que leurs homologues du RN à l’Assemblée nationale, précisant que leur objectif n’est pas de perturber le Sénat, mais d’y apporter une contribution constructive aux débats nationaux. Dans un autre registre, Hochart a critiqué Bruno Retailleau, président de l’UMP (Union des Mouvements pour la France), pour avoir proposé l’interdiction du parti LFI (La France Insoumise), qu’il accuse d’inciter à la violence scolaire. Hochart a pointé l’incohérence de cette position, rappelant qu’il y a deux ans, Retailleau s’était retiré des élections législatives pour permettre l’élection de députés de LFI. Tout en s’opposant aux idées de LFI, Hochart a appelé à la démission des responsables du parti qu’il juge responsables de la dégradation du débat public.