Les élections sénatoriales à venir ont entraîné des bouleversements inattendus dans les alliances politiques. Des sénateurs de Nouvelle énergie, le parti soutenant le candidat à la présidentielle David Lisnard, tentent en effet de former un nouveau groupe avec des dissidents des Indépendants, dirigés par Claude Malhuret, proche de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe. Bien que cette initiative n’ait pas encore abouti, elle a créé des tensions au Palais du Luxembourg, siège du Sénat français, où la semaine du « mercato » — un terme emprunté au sport pour désigner une période de mouvements et de négociations — a débuté.
Un sénateur centriste décrit l’atmosphère comme tendue et inhabituelle, marquée par des manœuvres politiques et des rumeurs circulant dans les couloirs. Les sénateurs ont jusqu’à lundi 16 heures pour choisir le groupe auquel ils se rattacheront, transformant cette semaine en une période de « speed dating » politique pour les nouveaux arrivants. Certains sénateurs fraîchement élus privilégieraient, selon un élu LR (Les Républicains), les avantages potentiels plutôt que les convictions politiques. Ce dernier s’est dit surpris par l’attitude de certains de ses collègues, allant jusqu’à menacer de rejoindre la droite ou la gauche pour obtenir de meilleures positions ou avantages.
À gauche, le positionnement de deux sénateurs du mouvement Place Publique, Bernard Jomier et Grégory Blanc, est particulièrement scruté. Ils pourraient rejoindre le groupe socialiste, le groupe écologiste ou le RDSE (Rassemblement Démocrate et Social Européen). Leur décision pourrait influencer la répartition des postes clés, notamment au sein de la commission du Sénat. François Rebsamen, de retour au Sénat, cherche à intégrer le groupe socialiste, mais certains socialistes souhaitent d’abord débattre de son inclusion, compte tenu de son passé de ministre sous la présidence d’Emmanuel Macron. Parallèlement, le premier sénateur du parti LFI (La France Insoumise), Gabriel Amard, n’a pas été accepté par les écologistes, tandis qu’une sénatrice de la majorité menace de quitter le groupe si elle n’obtient pas de poste en commission.
La création de nouveaux groupes politiques fait l’objet de discussions, avec des rumeurs évoquant un groupe pro-Glucksmann à gauche, bien que cette hypothèse ne soit pas prise au sérieux. À droite, une tentative est en cours pour fédérer les sénateurs de Nouvelle énergie avec d’autres élus de droite. Cette question a été abordée en marge de la réélection de Gérard Larcher, président du Sénat, sur le Plateau de l’Élysée. David Lisnard, leader de Nouvelle énergie, a confirmé que certains sénateurs envisageaient de former un groupe, tout en démentant être à l’origine de cette initiative. Il a souligné ne pas encourager de telles démarches et vouloir éviter le chaos. Il a cependant indiqué qu’il pourrait créer un groupe de parlementaires de Nouvelle énergie pour promouvoir leurs idées et préparer la présidentielle. Il a également affirmé bien s’entendre avec Mathieu Darnaud, président du groupe LR, et soutenir une majorité sénatoriale pour Gérard Larcher.
La politique du Sénat s'intensifie avec les efforts de création de groupes et les tensions internes
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
french-senatepolitical-allianceselectionssenate-tensionsnew-groupspower-struggles



