L'Ebola en RDC a tué plus de 5 000 personnes, avec un taux de létalité de 50 %, devenant la deuxième épidémie la plus meurtrière de l'histoire.
L'épidémie d'Ebola fait plus de 5 000 morts
L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo a franchi un seuil dramatique, avec plus de 5 000 décès depuis sa déclaration en mai. Selon le ministère congolais de la Santé, 10 351 personnes ont été infectées et 5 026 sont décédées, soit un taux de létalité proche de 50 %.Deuxième épidémie d'Ebola la plus meurtrière de l'histoire
Cette épidémie, causée par le virus Bundibugyo, est devenue la deuxième la plus meurtrière de l'histoire d'Ebola. La première était celle de 2014-2016 en Afrique de l'Ouest, qui a fait plus de 11 000 morts. Le docteur Patrick Otim, de l'Organisation mondiale de la santé, souligne que ces chiffres traduisent le désastre vécu par les familles et les communautés.Des infections concentrées dans l'est de la RDC
La majorité des infections se concentre dans l'est de la République démocratique du Congo. Les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu sont devenues les principaux foyers, avec des milliers de cas et de décès recensés dans ces deux régions. Les autorités sanitaires peinent à retracer et à contrôler les chaînes de transmission.De nombreux décès surviennent hors des structures de soins
Un tiers des victimes sont mortes en dehors des structures médicales, c'est-à-dire sans avoir pu recevoir de soins avant leur décès. Cela complique la lutte contre la maladie, car il devient plus difficile de retracer les voies de transmission et d'administrer un traitement rapide.Insécurité et méfiance entravent la riposte
Les difficultés sanitaires sont aggravées par l'insécurité et les tensions sociales dans l'est du pays. Les conflits armés restreignent les déplacements des équipes médicales, tandis que la méfiance d'une partie de la population a conduit à des attaques contre les agents de santé et les centres de traitement. Ces facteurs rendent plus difficile le confinement de l'épidémie.Les personnels de santé réclament de meilleures conditions
Les professionnels qui travaillent en première ligne ont également fait part de leurs inquiétudes concernant leurs conditions de travail. À Tchomia, en Ituri, le personnel d'un centre de traitement d'Ebola a récemment suspendu ses activités pour réclamer le paiement de salaires impayés, ce qui illustre les difficultés auxquelles font face les agents de santé de la région.L'épidémie s'étend au-delà des frontières de la RDC
L'épidémie a désormais franchi les frontières congolaises, avec des cas confirmés au Kenya et au Nigeria, en plus des infections signalées précédemment en Ouganda. Cette propagation à plusieurs régions africaines suscite des inquiétudes quant à la capacité du continent à contenir efficacement la maladie.