La procrastination étudiante est très répandue

Une étude publiée en octobre 2026 dans PLOS ONE révèle que 72,3 % des étudiants universitaires aux États-Unis déclarent avoir déjà procrastiné. Les chercheurs ont interrogé 65 950 étudiants issus de 97 établissements d'enseignement supérieur, ce qui met en lumière la fréquence de ce comportement chez les jeunes apprenants.

La procrastination affecte les résultats scolaires

L'étude montre que 45,4 % des étudiants pensent que la procrastination a nui à leurs résultats universitaires. Ce taux d'impact négatif dépasse largement celui d'autres facteurs, comme les difficultés financières, cités par seulement 16,1 % des étudiants. Ces résultats soulignent le rôle important que joue la procrastination dans les résultats des étudiants.

Lucas fait face à des difficultés courantes

Lucas, étudiant en troisième année d'histoire à l'université Paris-Panthéon-Sorbonne, peine à se mettre au travail malgré un emploi du temps chargé de exposés, de devoirs et d'examens. Son expérience n'a rien d'exceptionnel : de nombreux étudiants rencontrent des obstacles similaires dans la gestion de leur charge de travail et le respect des délais.

L'incertitude sur l'avenir joue un rôle

Beaucoup de jeunes adultes doutent de leur avenir et pensent qu'ils ne connaîtront pas la même réussite que leurs parents. Ce sentiment a été accentué par l'essor de l'intelligence artificielle, qui soulève des inquiétudes quant à la pertinence de l'enseignement supérieur. Les étudiants se demandent quelle valeur ont leurs études si la technologie peut, à terme, remplacer les compétences qu'ils acquièrent.

Plusieurs facteurs favorisent la procrastination

Selon les chercheurs, la procrastination ne s'explique pas uniquement par l'incertitude sur l'avenir. D'autres facteurs, comme le stress, l'anxiété et le manque de sommeil, jouent également un rôle. Par ailleurs, la préférence pour une gratification immédiate au détriment d'obligations futures peut aussi retarder l'achèvement des tâches.