Plus de 300 millions de barils de pétrole ont déjà été libérés depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). L’AIE est un groupe de 32 pays qui collaborent pour garantir des approvisionnements pétroliers stables et une énergie sécurisée à ses membres. L’agence a indiqué que ses États membres étaient prêts à libérer davantage de pétrole depuis leurs réserves d’urgence si nécessaire, en particulier du diesel, utilisé dans les transports et d’autres secteurs clés. Les États membres de l’AIE détiennent environ 1,1 milliard de barils de pétrole au total, dont plus de 200 millions de barils de diesel. Dans un récent communiqué, l’agence a précisé que ces réserves pourraient être mises à disposition du marché si nécessaire, selon l’évolution de la situation. La décision de privilégier le diesel répond aux inquiétudes croissantes concernant les perturbations de l’approvisionnement et la hausse des prix, liées aux tensions persistantes dans la région. L’AIE a souligné que le diesel serait libéré « dans la mesure du possible » afin d’atténuer la pression sur le marché. Cette décision a été prise lors d’une réunion tenue plus tôt dans la semaine, au cours de laquelle l’agence a confirmé qu’environ 325 millions de barils de pétrole avaient déjà été libérés dans le cadre d’une action coordonnée en mars 2026. Ces libérations s’inscrivaient dans un plan plus large visant à stabiliser les marchés mondiaux du pétrole en période d’incertitude. L’AIE a également indiqué que des réserves pétrolières supplémentaires, si nécessaire, pourraient ajouter environ 100 millions de barils supplémentaires sur le marché. Bien que l’agence n’ait pas encore décidé de libérer davantage de pétrole, elle a clairement fait savoir qu’elle était prête à agir si la situation au Moyen-Orient s’aggrave ou si les marchés de l’énergie deviennent plus instables. Cette préparation reflète l’importance de maintenir la sécurité énergétique pour les membres de l’AIE et pour l’économie mondiale.