La Première ministre italienne Giorgia Meloni déploie des soldats à Milan face aux manifestations, tandis que les routiers et agriculteurs du Sud protestent contre la hausse des prix du carburant.
Le Premier ministre italien annonce des mesures strictes
La Première ministre Giorgia Meloni a annoncé des actions « sans précédent » après les manifestations violentes qui ont secoué l'Italie ce week-end, selon le journal libéral Il Foglio. Les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont conduit Mme Meloni à adopter une position ferme en matière d'ordre public.Déploiement de l'armée à Milan
À Milan, épicentre des violences, Mme Meloni a annoncé le déploiement de 500 soldats chargés de patrouiller dans les rues de la capitale lombarde, lundi 20 octobre. Cette mesure vise à rétablir la sécurité et à empêcher de nouveaux troubles dans la région.Détentions préventives autorisées
La Première ministre a également autorisé les détentions préventives ainsi que l'arrestation de mineurs surpris en train de participer aux manifestations. Cette décision a relancé le débat sur l'équilibre entre le maintien de l'ordre public et la protection des libertés civiles.Critiques de la presse de gauche
Le quotidien de gauche Domani a critiqué le gouvernement, affirmant dans son titre publié mardi 20 octobre que Mme Meloni « balaie sous le tapis la crise des routiers ». L'article suggère que le gouvernement se concentre sur des problèmes visibles tout en négligeant des difficultés économiques plus profondes.Une crise du Sud laissée dans l'ombre
Alors que le gouvernement répond aux troubles milanais par la force, une autre crise couve depuis plusieurs jours dans le Sud, peu suivie depuis Rome. Dans des régions comme la Pouille et la Calabre, les routiers se sont mobilisés pour dénoncer la hausse des prix du carburant, qui menace la viabilité de leur activité.Agriculteurs et producteurs également mobilisés
Aux côtés des routiers, les agriculteurs et éleveurs du Sud refusent de livrer fruits, légumes, lait et œufs en raison des prix d'achat en gros jugés trop bas. Cette situation accentue les difficultés économiques de la région et met en lumière des problèmes plus larges qui touchent les communautés rurales.