Les transporteurs protestent contre les prix des carburants en Italie

Les transporteurs italiens manifestent depuis plusieurs jours contre la hausse des prix des carburants, qui perturbe l'approvisionnement des stations-service, des supermarchés et même de certains aéroports. Ces mouvements sont liés au conflit en cours au Moyen-Orient, déclenché fin février, et ont entraîné des blocages, notamment autour du port de Palerme, qui affectent la chaîne logistique.

Les perturbations de la chaîne d'approvisionnement touchent plusieurs secteurs

Plusieurs stations-service de Rome ne sont plus en mesure de servir leurs clients, les principales difficultés étant signalées dans le sud du pays, en particulier en Sicile et en Calabre. La situation dans la capitale reste mal documentée.

Les perturbations affectent les aéroports et les épiceries

Les conséquences de ces perturbations dépassent le seul secteur automobile. Cinq aéroports italiens, dont ceux de Crotone et de Reggio de Calabre, ont rencontré des difficultés pour ravitailler normalement leurs avions. Les supermarchés de Campanie, des Pouilles et de Calabre ont signalé des pénuries de viande, de fruits, de produits laitiers et d'eau en bouteille.

Les responsables locaux alertent sur la dégradation de la situation

À Termoli, du poisson frais a été vendu à prix réduit en raison de problèmes de transport. Les maires de Naples et de Bari ont mis en garde contre l'accumulation des déchets et la pression sur les services essentiels, tandis que le secteur de la construction fait état de pénuries d'acier et d'asphalte.

Le gouvernement agit pour lever les blocages

Le gouvernement a pris des mesures pour rouvrir les axes bloqués en Sicile et en Calabre, avec le soutien des forces de l'ordre. Les transporteurs ont levé le blocage entre Messine et Catane, et une réunion avec le vice-Premier ministre Matteo Salvini est prévue le 27 octobre.

Les tensions restent vives, et des appels à l'action se multiplient

Un décret d'aide au transport et à l'agriculture devrait être adopté en urgence. Toutefois, le climat reste tendu, avec des signalements de pneus crevés et de sabotages dans la région de Caserte, visant des chauffeurs qui souhaitaient poursuivre leur travail. Les organisations professionnelles du commerce, de la construction et des transports demandent la libre circulation des marchandises sans délai.

La menace de nouvelles manifestations se précise

Certains transporteurs évoquent une éventuelle marche sur Rome, et une grève générale est envisagée si les mesures ne sont pas jugées suffisantes.