La Côte d'Ivoire adhère à un accord mondial sur l'éducation

La Côte d'Ivoire a signé l'Accord de Pékin, un pacte multilatéral visant à améliorer l'enseignement et la formation techniques et professionnels. L'accord a été adopté par 45 pays à l'issue d'une conférence à Tianjin, en Chine, et porte sur la gouvernance, les normes de qualité et le rôle de la technologie dans l'éducation.

Un plan national pour l'éducation fixe des objectifs

Le gouvernement ivoirien a élaboré un plan national pour l'enseignement et la formation techniques et professionnels, couvrant les années 2026 à 2035. Le plan prévoit un budget de près de 2 940 milliards de francs CFA (5 milliards de dollars américains) et vise à améliorer la gouvernance, à élargir l'accès à la formation et à renforcer la qualité de l'enseignement.

Accent sur la hausse de la participation

Le plan vise à faire passer de 5 % à 9 %, d'ici 2030, la proportion d'élèves inscrits dans les filières techniques et professionnelles de l'enseignement secondaire. Il cherche également à porter la part des filles dans les filières industrielles de 18 % à 30 % sur la même période, en mettant l'accent sur l'inclusion des femmes dans les secteurs techniques.

Objectif : faire correspondre l'éducation à l'emploi

Les autorités entendent faire passer le taux d'emploi des diplômés des filières techniques et professionnelles de 46 % en 2025 à 70 % d'ici 2030. Cet objectif s'inscrit dans un effort plus large visant à garantir que la formation soutienne directement les opportunités d'emploi et la croissance économique.

Les modalités de mise en œuvre restent floues

Si l'Accord de Pékin fournit un cadre pour la réforme, il n'est pas encore clair de quelle manière la Côte d'Ivoire en appliquera les principes. Les méthodes précises d'intégration de l'accord dans les programmes de formation, les certifications et les partenariats avec les employeurs, ainsi que les moyens de suivre les progrès, sont toujours en cours d'élaboration.