Côte d'Ivoire et Algérie discutent de la coopération en matière de formation des enseignants

Côte d'Ivoire et Algérie envisagent une collaboration possible pour la formation des enseignants du préscolaire, du primaire et du secondaire. Les discussions ont eu lieu mardi 27 octobre 2026, lors d'une rencontre entre N'Guessan Koffi, ministre ivoirien de l'Éducation, et Selma Bakhta Mansouri, ambassadrice d'Algérie. Les échanges ont également porté sur la structure des systèmes éducatifs et le développement de l'enseignement technique.

Un partenariat existant dans l'enseignement technique

Les discussions actuelles s'appuient sur un partenariat de longue date entre les deux pays dans le domaine de l'enseignement technique et de la formation professionnelle. En 2016, lors d'une visite d'État du président ivoirien en Algérie, les deux nations ont signé un protocole d'accord dans ce domaine. Plus récemment, en 2023, le ministère ivoirien a confirmé la mise en œuvre de l'accord, notamment la formation de formateurs, dix bourses d'études et des collaborations avec des entreprises algériennes pour les élèves des classes préparatoires.

Élargir la coopération à l'éducation de base

Si la formation des enseignants a été au cœur de la coopération, les discussions actuelles visent à l'étendre aux enseignants de l'éducation de base et de l'enseignement secondaire général, et pas seulement aux filières techniques. En Côte d'Ivoire, le besoin de personnel enseignant qualifié reste élevé. En août 2026, 4 900 professeurs de mathématiques et de physique-chimie récemment recrutés ont achevé une deuxième session de formation de six semaines, dans le cadre des efforts pour combler le déficit dans ces matières.

Croissance du réseau scolaire et exigences de formation

L'expansion du réseau scolaire en Côte d'Ivoire représente un défi majeur. Selon un rapport gouvernemental de mars 2026, le nombre de collèges et de lycées est passé de 294 en 2011 à 902 en 2025. Pour les enseignants contractuels participant au nouveau programme, le parcours de formation comprend deux années de suivi et d'évaluation pédagogiques avant leur intégration dans le système éducatif public. Une collaboration avec l'Algérie pourrait aider à explorer de nouvelles méthodes de formation des enseignants, mais son succès dépendra de la définition de priorités communes et de la mobilisation des ressources nécessaires.