Les syndicats médicaux expriment leur colère

Les syndicats médicaux français restent en colère après que Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l'Assurance maladie (Cnam), leur a présenté, ce mercredi, une nouvelle campagne visant les médecins généralistes accusés de sur-prescrire des indemnités journalières.

Cibler les sur-prescripteurs

La Cnam a identifié 650 médecins généralistes comme sur-prescripteurs d'indemnités journalières, c'est-à-dire des versements destinés aux salariés qui ne peuvent pas travailler en raison d'une maladie. Cette campagne fait suite à une opération similaire menée en janvier, lancée après dix jours de grève des syndicats médicaux.

Critiques de la méthode

Les syndicats médicaux ont critiqué la démarche de la Cnam, affirmant qu'elle repose sur des écarts statistiques et ne tient pas compte des raisons réelles qui motivent la prescription d'un arrêt de travail. Ils estiment que cette méthode est injuste et ne reflète pas la complexité de la décision médicale.

Contexte de la campagne précédente

La campagne précédente, en janvier, s'est déroulée dans un climat de forte tension entre les professionnels de santé et la Cnam, les syndicats ayant déjà fait grève pendant dix jours pour dénoncer ce qu'ils considéraient comme un ciblage injuste des médecins. Cette nouvelle campagne ravive ces inquiétudes.