Des syndicats médicaux français dénoncent une nouvelle campagne visant les généralistes qualifiés de « surprescripteurs » d'arrêts de travail.
Les syndicats médicaux protestent contre une nouvelle campagne
Les syndicats médicaux français critiquent une nouvelle campagne visant les médecins généralistes, qualifiés de « surprescripteurs » d'indemnités journalières. Ces indemnités sont versées aux salariés qui ne peuvent pas travailler en raison d'une maladie et sont généralement gérées par la Caisse nationale de l'assurance maladie, ou Cnam.La Cnam annonce une campagne contre les surprescripteurs
Le directeur général de la Cnam, Thomas Fatôme, a informé mercredi les représentants des médecins libéraux du lancement prochain de la campagne. Cette initiative concernera 650 médecins généralistes identifiés comme prescrivant des indemnités journalières en excès, selon MG France, un média spécialisé dans l'actualité médicale.Les syndicats contestent la démarche de la Cnam
Les syndicats se disent préoccupés par la méthode employée par la Cnam. Selon eux, celle-ci repose sur des anomalies statistiques et ne tient pas compte des véritables raisons qui motivent les prescriptions d'arrêts de travail. Ils estiment que la campagne ne prend pas en considération la complexité des décisions médicales ni les situations variées des patients.Une campagne qui s'inscrit dans des tensions anciennes
Cette annonce intervient dans un contexte de tensions persistantes entre la Cnam et les professionnels de santé. Des mesures similaires avaient déjà été prises en janvier dernier, après dix jours de grève des médecins et d'autres personnels de santé, ce qui illustre des désaccords anciens sur la gestion des arrêts de travail et sur les politiques de santé.