Un événement fait le point sur le stockage de l’eau

Le 2 octobre, un événement intitulé Stockage de l’eau, si on en parlait ? s’est tenu à Cressanges, organisé par la Chambre d’agriculture de l’Allier. Parmi les participants figuraient des élus locaux, des agriculteurs et des spécialistes de la gestion de l’eau, qui ont débattu des défis liés à la gestion des ressources en eau dans la région.

La disponibilité de l’eau face aux défis saisonniers

Le président de la Chambre d’agriculture a rappelé que le département de l’Allier reçoit environ 6 milliards de mètres cubes d’eau chaque année, mais que seuls 0,5 % sont utilisés pour l’irrigation. Cette situation révèle une marge de progression. Les précipitations saisonnières sont devenues plus irrégulières, ce qui allonge les périodes de sécheresse et rend la disponibilité de l’eau incertaine.

Des solutions pour une meilleure gestion de l’eau

Plusieurs pistes ont été évoquées, notamment la construction de bassins de stockage, de retenues d’eau et de systèmes de récupération. Des experts comme Éric Frétillère et Frédéric Marcato ont insisté sur l’importance de combiner différentes approches, comme les petites retenues, afin de gérer efficacement les ressources en eau entre l’agriculture et les autres usages.

Le soutien régional aux projets de stockage

La Région Auvergne-Rhône-Alpes soutient les projets agricoles de gestion de l’eau retenus, dont 15 % des dossiers déposés concernent le stockage. D’autres actions portent sur l’amélioration des infrastructures, la réduction des consommations et un meilleur contrôle de l’irrigation. L’Agence de l’eau Loire-Bretagne considère elle aussi le stockage comme un outil essentiel pour gérer l’ensemble du cycle de l’eau.

Les pénuries d’eau touchent plus que l’agriculture

Les participants ont souligné que les problèmes d’approvisionnement en eau ne concernent pas uniquement les agriculteurs. Certains secteurs de l’Allier connaissent de faibles réserves pendant les sécheresses. Le Département soutient des initiatives comme le raccordement des réseaux d’eau potable et la planification de réserves en coteau, dont il finance 80 % des coûts. Les agriculteurs se disent prêts à utiliser ces réserves en cas d’urgence, mais demandent un financement partagé lorsque plusieurs usages sont concernés.

Solutions à l’échelle des exploitations et exemples concrets

À l’échelle des exploitations, plusieurs options ont été présentées, comme la récupération des eaux de pluie sur les toits, l’amélioration des systèmes d’irrigation ou l’utilisation de commandes à distance pour le matériel. Leur mise en œuvre dépend toutefois des coûts et de la disponibilité de la main-d’œuvre. L’événement s’est achevé par des stands techniques proposant des conseils pratiques. François Guillot a témoigné de son expérience avec une retenue d’eau construite en 2022, avant une visite de l’installation à Tronget.