Cinq hommes arrêtés en Guadeloupe

Cinq hommes, dont un mineur de 16 ans, ont été arrêtés en Guadeloupe après des incidents au cours desquels ils ont tiré à plusieurs reprises sur des représentants des forces de l'ordre. Les suspects seraient liés à « deux groupes de voleurs », selon Caroline Calbo, procureure de la République de Pointe-à-Pitre, qui a annoncé ces arrestations lors d'une conférence de presse tenue au tribunal de la ville, en présence de représentants de la police et de la gendarmerie.

Des arrestations échelonnées sur trois jours

Les interpellations ont eu lieu entre le lundi 12 octobre et le mercredi 14 octobre, dans deux affaires distinctes impliquant des fusillades contre les forces de l'ordre. Dans la première affaire, un homme de 44 ans a été placé en garde à vue lundi après avoir été interrogé. Il est soupçonné de faire partie d'un groupe ayant ouvert le feu sur des gendarmes le 3 octobre à Sainte-Anne, puis sur des policiers le 8 octobre à Pointe-à-Pitre.

Un suspect mis en examen pour plusieurs infractions

L'homme de 44 ans est mis en examen pour « tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique, tentative d'homicide, vol à main armée et détention d'armes de catégories A et B ». Un fusil d'assaut de type AR-15 a été saisi lors de son arrestation. Dans la seconde affaire, trois hommes âgés de vingt ans environ ainsi que le mineur de 16 ans ont été mis en examen pour des faits similaires et placés en détention provisoire.

Des gendarmes blessés lors d'une opération

Dans la nuit de samedi à dimanche, dans la commune des Abymes, un lieu connu pour son activité criminelle, deux gendarmes du GIGN ont été blessés lors d'une opération visant à interpeller le gang soupçonné de vols. Les autorités ont relevé qu'« un seuil a été franchi » dans la violence, Caroline Calbo précisant que de telles fusillades visant les forces de l'ordre étaient auparavant rares.

Renforts attendus en Guadeloupe

Le général Christophe Perret, commandant de la gendarmerie en Guadeloupe, a annoncé l'arrivée de « renforts susceptibles d'être en place d'ici Noël », dont « une douzaine de personnes ». Ces renforts sont décrits comme des « experts en intervention » issus du GIGN ou de l'Office central de lutte contre la délinquance... (see note)