Les réformes minières du Mozambique prennent forme

Le gouvernement mozambicain a adopté de nouvelles lois minières visant à accroître les retombées économiques des ressources minérales du pays. Ces réformes, promulguées au début du mois de juin, comprennent des exigences de participation de l'État, la transformation sur place des matières premières et des restrictions à l'exportation de matières premières brutes.

Kenmare obtient le renouvellement de sa concession

Le 30 octobre, Kenmare Resources, une entreprise minière basée au Royaume-Uni, a reçu l'autorisation de prolonger ses activités sur la mine de Moma, au Mozambique. Cet accord est l'un des premiers à être mis en œuvre dans le cadre de la nouvelle loi, qui met l'accent sur une participation accrue de l'État et sur des retombées économiques locales.

Nouvelles conditions de revenus et de production

Le renouvellement de la concession prévoit une hausse des redevances sur les revenus de la mine, qui passeront de 1 % à 5 % au cours des deux prochaines décennies. Par ailleurs, le gouvernement pourra acheter jusqu'à 20 % de la production annuelle de la mine afin de la transformer localement, bien que l'obligation de participation de l'État de 15 % ne s'applique pas à Moma.

Le rôle de l'ENM dans le secteur minier

L'Empresa Nacional de Minas (ENM), une nouvelle entreprise publique créée en août, a pour mission de superviser les projets miniers et de gérer la répartition de la production minérale. L'ENM vise à garantir que les intérêts de l'État soient représentés et que les exigences en matière de contenu local soient respectées.

D'autres projets miniers face à des changements

Syrah Resources, qui exploite la mine de graphite de Balama dans laquelle l'État détient une participation de 5 %, a indiqué que ses droits miniers expireront en 2038. L'entreprise s'attend à ce que les exigences de la nouvelle loi soient précisées au fur et à mesure de sa mise en œuvre, ce qui laisse planer une incertitude sur la manière dont seront structurés les accords futurs.