Shanghai fait face à de fortes contraintes foncières, ce qui la pousse à adopter de nouvelles stratégies de croissance et à s'aligner sur les priorités nationales.
Shanghai approche de la limite de son foncier
Shanghai a utilisé 3 139 km² sur les 3 200 km² de terres constructibles prévus par le plan directeur « Shanghai 2035 », ce qui avance à 2030 l'échéance d'achèvement du développement, initialement fixée à 2035. La ville a bâti l'équivalent de 53 Manhattan et ne dispose plus que de 61 km² pour la prochaine décennie.Un plan directeur aux limites strictes
Le plan directeur « Shanghai 2035», approuvé en 2017, limite l'empreinte totale de la ville et vise à stabiliser sa population autour de 25 millions d'habitants. Plus de 60 % du territoire de la ville est classé en espaces écologiques, ce qui traduit une priorité donnée au développement durable et à la protection de l'environnement.Une puissance économique et des défis mondiaux
Avec un PIB de 5 670,9 milliards de yuans en 2025, Shanghai figure parmi les villes les plus puissantes économiquement de Chine. Son économie équivaut à un quart du PIB de la France et à 4 % de celui de l'Union européenne. Elle doit toutefois faire face à des défis, notamment les restrictions à l'exportation d'équipements de semi-conducteurs et la concurrence d'autres villes dans les secteurs de haute technologie.De nouveaux espaces pour l'expansion
Pour pallier le manque de terrains, Shanghai s'est tournée vers de nouveaux secteurs, comme la zone spéciale de Lingang et le port en eau profonde de Yangshan. Créée en 2019, la zone de Lingang s'étend sur 873 km² et doit accueillir 800 000 habitants, tandis que le port de Yangshan, implanté sur des îles administrées par la province du Zhejiang, répond aux besoins de Shanghai en matière de transport maritime de conteneurs.S'aligner sur les priorités nationales
Shanghai doit s'inscrire dans les stratégies nationales, qui relèvent de la vision de Xi Jinping d'un socialisme à la chinoise. La ville met en avant le « développement de haute qualité » et un « urbanisme centré sur les habitants », tout en gérant une « ligne rouge écologique » destinée à protéger les zones environnementales clés, sous la supervision d'un ancien ministre de la Protection de l'environnement.