Le sénateur Renaud Muselier, élu dimanche 27 septembre, a démissionné de la présidence de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, comme annoncé précédemment. Christian Estrosi assurera l'intérim à la tête de l'exécutif jusqu'à l'élection du nouvel exécutif, prévue le 12 octobre. François de Canson, candidat soutenu publiquement par Muselier, devrait lui succéder.
Muselier avait indiqué qu'il quitterait la présidence régionale s'il était élu au Sénat, ce qui s'est produit dimanche. Il a présenté sa démission peu après avoir obtenu son siège. Selon les règles institutionnelles, Christian Estrosi, premier vice-président, assurera l'intérim jusqu'à la séance plénière du 12 octobre. Muselier a déclaré que François de Canson était la personne qu'il jugeait la plus à même de lui succéder, estimant qu'il est capable de gérer l'autorité régionale tout en maintenant la majorité politique actuelle.
Muselier a souligné qu'il ne sera pas un « président caché » et conservera son poste de conseiller régional. Il deviendra également conseiller spécial sur plusieurs dossiers clés, dont les fonds européens, les Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2030, ainsi que la région des Bouches-du-Rhône. Il a précisé qu'il assistera son successeur sans prendre de décisions à sa place.
Muselier a exprimé sa déception face au résultat de la campagne sénatoriale, la qualifiant d'« extrêmement violente ». Il a évoqué des attaques, des dénonciations et des articles émanant de la police et de la presse. Selon lui, les divisions au sein de la droite et du centre ont contribué à ce résultat, puisque la liste Devésa-Muselier a obtenu deux sièges, celle de Valérie Boyer un troisième, et le RN deux sièges. Il estime que si la droite et le centre avaient été unis, ils auraient obtenu quatre sièges au lieu de trois.
Muselier a accusé Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat déclaré à la présidentielle, d'avoir soutenu Valérie Boyer malgré le soutien de la commission nationale d'investiture du parti à la liste Devésa-Muselier. Il a critiqué Retailleau pour être allé « contre son parti, contre la Commission nationale, contre sa parole donnée ». Muselier s'est également dit inquiet de voir les mêmes divisions se reproduire lors de la présidentielle. Il a insisté sur l'importance de l'unité, d'un candidat fort, d'un programme clair et d'une approche « disruptive » sans pour autant rompre avec la structure existante. Il a critiqué Retailleau pour ne pas avoir respecté ses engagements et s'est inquiété des conséquences pour le parti.
Muselier s'est également exprimé sur les Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2030, qu'il avait largement promus lors de la candidature des Alpes françaises. Il s'est dit préoccupé par le retrait de Nice de certains projets, notant que la région Sud devait initialement accueillir environ la moitié des Jeux, mais n'en accueillera plus qu'« un quart ». Il a critiqué Éric Ciotti, maire de Nice, pour cette situation, la qualifiant de « très dommageable » pour la région, et a exprimé son souhait de tenter de sauver ce qui peut l'être.
Muselier restera impliqué dans la région en tant que conseiller spécial sur plusieurs dossiers stratégiques. Il devra concilier l'expérience qu'il apporte avec l'autonomie nécessaire pour son successeur. François de Canson, s'il est élu le 12 octobre, héritera d'une région politiquement stable, mais dans une situation inédite : succéder à un président qui part sans vraiment partir. Muselier a assuré qu'il ne sera pas un « président caché », une déclaration qui pourrait marquer le début de la présidence de François de Canson.
Un dirigeant régional démissionne après les élections sénatoriales, ouvrant la voie à une nouvelle direction
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Destimed



