Les entreprises françaises obtiennent des taux plus élevés sur leurs dépôts

Les entreprises françaises ont obtenu un taux moyen de 3,45 % sur les nouveaux dépôts à terme d'une durée supérieure à deux ans en septembre 2026, contre 3,08 % en août. Cette hausse de 37 points de base a été publiée par la Banque de France le 2 novembre. Elle repose sur les nouveaux contrats conclus par les entreprises non financières, et non sur l'ensemble de leurs dépôts existants.

Les dépôts à plus court terme augmentent également

Pour les nouveaux dépôts à terme d'une durée inférieure ou égale à deux ans, les entreprises ont obtenu un taux moyen de 2,64 % en septembre, contre 2,49 % en août. Les ménages ont eux aussi vu leurs taux progresser pour des dépôts de durée similaire, mais dans une moindre mesure.

Les particuliers constatent de légères hausses

Pour les particuliers, le taux moyen des nouveaux dépôts à terme allant jusqu'à deux ans est passé de 2,42 % en août à 2,53 % en septembre. Pour les contrats d'une durée supérieure à deux ans, il est passé de 2,90 % à 3,06 %, selon les données des établissements de crédit.

Les volumes de dépôts évoluent différemment

En septembre, les nouveaux contrats des entreprises ont atteint environ 41 milliards d'euros pour des échéances de deux ans ou moins, contre 3 milliards d'euros pour des échéances plus longues. Pour les ménages, les montants s'élevaient respectivement à 14 milliards et 2 milliards d'euros, ce qui témoigne de la taille plus modeste des dépôts à long terme.

Les dépôts existants rapportent moins

Les dépôts existants, qui comprennent les sommes déjà placées, affichaient un taux moyen de 1,30 % pour les entreprises non financières en septembre, en légère hausse par rapport à 1,27 % en août. Pour les ménages, le taux est resté stable à 1,30 %. L'encours total de ces catégories atteignait 2 601 milliards d'euros.

Les produits affichent des taux variables

Pour les particuliers, les dépôts à vue, dont l'encours s'élève à 552 milliards d'euros, présentaient un taux moyen de 0,05 %. Le Livret A, un compte d'épargne populaire doté de 404 milliards d'euros, est resté à 1,70 %, tandis que les comptes d'épargne ordinaires affichaient en moyenne 0,81 % et que les dépôts à terme existants d'une durée allant jusqu'à deux ans affichaient en moyenne 2,33 %.

L'inflation devance le rendement des dépôts

Les prix à la consommation ont augmenté de 3,4 % sur un an en octobre, contre 3,1 % en septembre. Toutefois, comparer ces chiffres aux taux moyens pratiqués par les banques ne permet pas de calculer le rendement réel, en raison des différences de calendrier, de fiscalité et de conditions contractuelles.

Des taux qui reflètent des contextes financiers différents

La Banque de France précise que les taux des dépôts existants sont calculés à partir des intérêts courus et des montants totaux, tandis que les taux des nouveaux contrats reflètent les conditions de souscription en vigueur. Les chiffres de septembre sont provisoires et les données d'août ont été révisées. Il est donc essentiel de distinguer les moyennes statistiques des offres spécifiques proposées par chaque banque.