Fin septembre 2026, la Turquie a connu une forte augmentation de la censure sur Internet, en particulier sur la plateforme de médias sociaux X (anciennement connue sous le nom de Twitter). Une organisation de défense des droits numériques a recensé près de 500 comptes bloqués sur X entre le 22 et le 30 septembre. Parmi ces comptes figuraient ceux de journalistes, d’économistes et d’universitaires qui commentaient une importante crise financière impliquant des fonds d’investissement. Les restrictions, justifiées par des préoccupations de sécurité nationale, ont même touché le chercheur qui documentait ces blocages.
La crise a débuté le 17 septembre 2026, lorsque le régulateur financier turc a ordonné la liquidation de 131 fonds d’investissement gérés par sept sociétés. Cette décision a touché plus de 455 000 épargnants, dont beaucoup avaient investi toutes leurs économies dans ces fonds. Les rendements promis étaient bien supérieurs aux taux du marché, ce qui a provoqué la colère du public face à la gestion de la situation par le gouvernement. Cinq jours plus tard, les autorités ont commencé à restreindre l’accès aux profils X d’analystes et de journalistes. Parmi les premiers visés figuraient l’économiste Uğur Gürses et la journaliste Naz Yavuzarslan, accusés de déstabiliser les marchés financiers alors qu’ils ne faisaient que partager des données publiques du régulateur.
Les ordres de censure s’appuient sur l’article 8/A de la loi n° 5651, qui permet la suspension immédiate de contenus jugés menaçants pour l’ordre public. Un juge examine ces décisions a posteriori, mais ce processus donne aux autorités le temps d’agir sans approbation préalable. Une semaine après les premières restrictions, 147 autres utilisateurs ont vu leur accès bloqué. Parmi eux figuraient des commentateurs financiers, des universitaires et des journalistes couvrant la crise en temps réel. Selon Bianet, un média indépendant, ces profils comptaient environ 2,65 millions d’abonnés, dont cinq dépassaient les 100 000. Le projet de surveillance EngelliWeb, qui suit ces blocages depuis des années, a également vu sa page bloquée durant cette période.
Cette vague de restrictions ne s’est pas limitée aux commentateurs économiques. Dès le 9 septembre, les autorités avaient déjà ciblé des associations LGBTQ+, des organisations féministes et des agences de presse. Leurs publications portaient sur les droits des femmes, la couverture politique indépendante et la liberté d’expression. En l’espace de trois semaines, plus de dix catégories différentes d’utilisateurs ont été visées.
En mars 2025, X avait déjà contesté des ordres similaires qui avaient conduit au blocage de plus de 700 personnes, les qualifiant d’illégaux. Ces décisions visaient des figures de l’opposition, des défenseurs des droits humains et des médias critiques. À l’époque, X s’était également opposé au blocage de la page de campagne d’Ekrem İmamoğlu, le maire d’Istanbul emprisonné. Cette fois, cependant, X n’a pas contesté les restrictions. Les personnes visées restent accessibles depuis l’étranger, car les blocages ne s’appliquent qu’aux utilisateurs situés en Turquie. Les VPN, outils permettant de contourner les filtres géographiques, sont largement utilisés dans le pays. Plus de 150 cas supplémentaires de blocage de comptes ont été enregistrés début octobre 2026.
Les autorités turques bloquent des centaines de comptes X dans un contexte de crise des fonds d'investissement
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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