L'opération « Ailem Güvende » de la Turquie vise la communauté LGBTQI+, entraînant 81 arrestations et une censure généralisée.
Une opération vise la communauté LGBTQI+
Un mois s'est écoulé depuis le lancement, en Turquie, d'une opération visant la communauté LGBTQI+. Baptisée « Ailem Güvende » (« Ma famille est en sécurité »), l'opération a débuté le 12 septembre dans 15 provinces et a donné lieu à des perquisitions simultanées dans des associations LGBTQI+, aux domiciles de défenseurs des droits et dans certains lieux de divertissement.Poursuites judiciaires contre des personnes et des groupes
Selon le ministère de la Justice, des procédures judiciaires ont été engagées contre 162 personnes, 9 associations et 13 établissements. Les enquêtes portent notamment sur des accusations de constitution d'une organisation en vue de commettre des infractions, de prostitution, d'outrage aux bonnes mœurs et de violations de la législation sur les associations.Des détenus face au rejet de leurs recours et à des allégations de mauvais traitements
La plupart des recours contre la détention des personnes arrêtées ont été rejetés. Par ailleurs, des allégations de mauvais traitements en prison ont été rapportées, suscitant des inquiétudes quant aux conditions de détention des personnes placées en garde à vue.Des restrictions sur les réseaux sociaux à la suite de l'opération
Dans les jours qui ont suivi l'opération, les comptes de réseaux sociaux de journalistes, de défenseurs des droits LGBTQI+ et de médias indépendants ont fait l'objet de mesures de blocage. Cela a limité la diffusion d'informations et soulevé des inquiétudes quant à la liberté d'expression dans le pays.