Des astronomes pourraient avoir découvert le premier microblazar de la Voie lactée, émettant des jets à une vitesse proche de celle de la lumière en direction de la Terre.
Premier microblazar identifié dans la Voie lactée
Des astronomes pourraient avoir trouvé le premier microblazar de la Voie lactée, selon une étude dirigée par des chercheurs de l'Université de Jaén, en Espagne. Baptisé IRAS 18293−0941, cet objet se trouve à environ 12 000 années-lumière de la Terre. Il est constitué d'un trou noir d'une masse environ dix fois supérieure à celle du Soleil, ainsi que d'une étoile compagne massive qui lui tourne autour en 11,38 jours.Jet de matière éjectée aligné avec la Terre
Le système émet un jet de matière éjectée qui se déplace à près de 0,75 fois la vitesse de la lumière, presque directement en direction de la Terre. Cet alignement précis n'avait encore jamais été documenté pour un objet de ce type dans la Voie lactée, ce qui rend la découverte particulièrement importante.Une découverte fondée sur les données de plusieurs observatoires
La découverte a été réalisée à partir des données de plusieurs instruments, notamment l'observatoire de Calar Alto en Espagne, le réseau européen VLBI, le radiotélescope MeerKAT en Afrique du Sud, ainsi que des données d'archives du Very Large Array, au Nouveau-Mexique. L'étude, intitulée A Galactic microblazar as a potential accelerator of ultra-high-energy particles, a été acceptée par la revue Astronomy & Astrophysics après la publication d'une version préliminaire sur arXiv.La collision des jets pourrait accélérer des particules à des énergies extrêmes
Le jet opposé du système, qui s'étend sur environ 100 années-lumière, percute un nuage moléculaire dense composé principalement d'hydrogène et de poussière. Cette collision pourrait accélérer des particules jusqu'au niveau du pétaélectronvolt, un phénomène potentiellement lié à la source de rayons gamma LHAASO J1831-1007u. Toutefois, ce lien repose sur la localisation et sur des modèles théoriques, et non sur une mesure directe.Une découverte qui pourrait éclairer l'accélération des particules
Si elle est confirmée, cette découverte pourrait offrir aux chercheurs un nouveau type de laboratoire pour étudier les mécanismes d'accélération des particules, jusqu'alors observés uniquement sur des objets lointains. L'identification d'autres microblazars à l'avenir permettrait des comparaisons, une classification et une meilleure compréhension de ces phénomènes. Pour l'instant, IRAS 18293−0941 reste un candidat unique, appuyé par des observations convergentes et de vastes efforts de recherche.