Paul Seixas a terminé à la 15ᵉ place de l'épreuve contre la montre individuelle des Championnats du monde de cyclisme à Montréal. Avant la course, il avait placé la barre très haut, mais il a craqué à quatre kilomètres de la ligne d'arrivée en raison de crampes. Le cycliste lyonnais, peut-être influencé par une stratégie de course agressive de son entraîneur, Thomas Voeckler, n'a pas réussi à faire mieux que la 15ᵉ place. De retour en France, Seixas a pris sa revanche en pulvérisant plusieurs records. Selon Le Dauphiné, Seixas est passé voir ses parents avant de s'élancer sur les routes de la vallée du Rhône, où il a battu trois records liés à différentes montées. Ces performances appartenaient jusqu'alors à son compatriote et ancien professionnel David Moncoutié. Les exploits ont été enregistrés sur Strava, une application populaire pour suivre les performances sportives, avec des temps supérieurs à ceux de Moncoutié sur la montée d'Anse (1,83 km à 8,03 %), le secteur de Lachassagne (3,05 km à 5,7 %) et Grave-Anse (0,91 km à 12,3 %). David Moncoutié a salué la performance de Seixas, tandis que ce dernier a déclaré : « Je me suis dit que le jour où je revenais, je ne ferais pas les choses à moitié. » Avant les Championnats du monde, Seixas avait indiqué qu'un résultat autre qu'une victoire serait perçu comme un échec. Après sa 15ᵉ place, il s'est montré particulièrement dur envers lui-même, affirmant : « C'est dommage ce que j'ai fait aujourd'hui. Craquer comme ça, c'est une erreur de gamin. Je n'ai jamais eu de crampes de ma vie à vélo. Je suis extrêmement déçu, non seulement pour moi parce que c'est ce que je mérite, mais pour toute la France, pour toute l'équipe qui a fait un travail incroyable et qui ne mérite pas un leader comme moi. » Selon Marc Madiot, Seixas a simplement été confronté à une opposition plus forte, soulignant que dans une course d'un jour comme les Championnats du monde, tout doit être parfait pour l'emporter. Madiot a noté que Seixas a donné ce qu'il pouvait, mais que cela n'a pas suffi. Seixas a reconnu : « Tout se passait très bien, j'avais des jambes incroyables », avant d'admettre son erreur. Il a ajouté : « Je ne veux pas entrer dans ce débat : il fallait faire comme ça, il fallait faire comme ci. La course, les coureurs l'ont faite. Ils ont perdu, ils ont perdu. » Seixas a exprimé la nécessité d'accepter la défaite, déclarant : « Il faut accepter d'être battu. C'est aussi ça, le deal. Quelque part, aujourd'hui, on n'accepte plus la défaite. Désolé, être battu fait partie de la course. On peut être battu. On se bat pour gagner, on essaie de gagner, on fait ce qu'il faut pour essayer de gagner, mais il faut accepter d'être battu parfois. »