Les stocks américains de pétrole brut ont diminué de 3,2 millions de barils au cours de la semaine se terminant le 2 octobre 2026, soit bien plus que prévu par le marché. Les analystes anticipaient une hausse de 1,7 million de barils, mais les approvisionnements ont au contraire chuté de manière marquée. Ce recul inattendu a fait monter les prix du pétrole, l’Administration américaine d’information sur l’énergie (EIA) prévoyant désormais un cours de 105 dollars le baril pour le brut Brent au quatrième trimestre 2026, en hausse de 14 dollars par rapport au mois précédent. L’EIA table également sur un prix moyen de 84 dollars le baril pour 2027, soit 10 dollars de plus que dans ses précédentes estimations.
Les stocks américains de pétrole brut, hors réserve stratégique du gouvernement, s’élevaient à 424,1 millions de barils, soit seulement 1 % au-dessus de la moyenne quinquennale. Toutefois, ce chiffre masque une tendance préoccupante. Bien que les raffineries américaines fonctionnent à 92,7 % de leur capacité, la baisse des stocks de pétrole indique que la production ne suit pas le rythme de la demande. Les stocks de distillats, qui incluent le diesel et le fioul de chauffage, sont inférieurs de 12 % à la moyenne quinquennale. Sur la côte Est des États-Unis, où le fioul de chauffage est largement utilisé, les réserves sont inférieures de 32 % à la moyenne saisonnière de septembre. L’EIA s’attend à ce que cette pénurie persiste tout l’hiver, les stocks restant environ 20 % en dessous de la moyenne des années 2021 à 2025.
L’EIA a souligné que la faiblesse des stocks de distillats américains devrait se poursuivre, les réserves de la côte Est étant inférieures de 32 % à la moyenne saisonnière en septembre. Ces pénuries devraient persister tout l’hiver, les stocks restant environ 20 % en dessous de la moyenne de 2021 à 2025. Cette situation, qui touche d’abord les États-Unis, a des répercussions sur les marchés mondiaux du diesel, essentiels pour le transport routier et, par conséquent, pour les prix alimentaires. La hausse du coût du diesel se ressent non seulement chez les automobilistes et les ménages utilisant le fioul de chauffage, mais aussi dans les industries fortement dépendantes du diesel, comme les camions de livraison, les machines agricoles et les navires commerciaux.
Le diesel est un élément vital de l’économie, et la hausse de son prix affecte toute la chaîne d’approvisionnement. Les transporteurs augmentent leurs coûts, qui sont ensuite répercutés sur les distributeurs, puis sur les consommateurs, entraînant une hausse des prix des denrées alimentaires et d’autres biens. Les économistes surveillent les signes d’un possible ralentissement économique, car les prix élevés de l’énergie réduisent le pouvoir d’achat des ménages et limitent les dépenses discrétionnaires. Les entreprises confrontées à des coûts de production plus élevés pourraient ralentir leurs investissements, ce qui pourrait mener à une situation de stagflation, où stagnation économique et inflation élevée se conjuguent.
Depuis le 28 février 2026, le conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran perturbe les flux pétroliers en provenance du golfe Persique, une région qui fournissait auparavant 20 % du pétrole mondial. En septembre, des attaques contre l’oléoduc Est-Ouest saoudien et plusieurs stations de pompage ont encore aggravé les tensions. Bien que les interruptions de production aient atteint leur niveau le plus bas depuis le début du conflit, l’EIA prévoit que « les flux pétroliers en provenance du Moyen-Orient resteront limités au quatrième trimestre ». Cette situation a affecté les marchés énergétiques mondiaux et créé de l’incertitude.
La France importe environ 60 % de son pétrole brut, une part importante provenant du Moyen-Orient via des contrats avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Les perturbations dans cette région ont entraîné des difficultés d’approvisionnement en Europe. Les raffineries françaises cherchent des fournisseurs alternatifs, comme la Norvège, les États-Unis et l’Afrique de l’Ouest, mais ces options s’accompagnent de coûts de fret et de logistique plus élevés. Pour aider à stabiliser le marché, l’Agence internationale de l’énergie a annoncé qu’elle allait libérer davantage de pétrole de ses réserves stratégiques, en se concentrant sur le diesel. Le G7 a également évoqué des options supplémentaires d’approvisionnement lors de sa réunion du 2 octobre. Bien que ces mesures visent à atténuer les pressions sur les prix, leur efficacité dépendra de leur ampleur et de leur coordination. Pour l’instant, les marchés de l’énergie restent tendus, et les ménages français doivent s’attendre à des factures énergétiques élevées jusqu’à la fin de l’année.
Les réserves de pétrole brut aux États-Unis passent sous les attentes, suscitant des inquiétudes sur les prix et les approvisionnements
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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