Le perfectionnisme, souvent perçu comme une qualité, pourrait entraîner un épuisement professionnel et des risques pour la santé mentale, selon une étude publiée dans Frontiers in Psychiatry.
Le perfectionnisme lié à des risques pour la santé mentale
Une étude publiée dans Frontiers in Psychiatry suggère que le perfectionnisme, souvent perçu comme un trait positif, peut aussi être associé à des risques pour la santé mentale. La recherche met en évidence un lien entre le perfectionnisme et les troubles mentaux, notant qu'il s'agit d'un trait de personnalité associé à des difficultés professionnelles, contrairement à d'autres problèmes liés au travail pour lesquels il existe des traitements éprouvés.Perfectionnisme et épuisement professionnel
Une étude de 2015 a révélé que le perfectionnisme est associé à un risque accru d'épuisement professionnel. La recherche a montré que les préoccupations perfectionnistes sont positivement corrélées à l'épuisement professionnel et à ses symptômes, indiquant que la quête de la perfection peut conduire à l'épuisement, ce qui pourrait affecter les performances à long terme.Perfectionnisme adaptatif et perfectionnisme inadapté
La distinction entre perfectionnisme « adaptatif » et perfectionnisme « inadapté » est essentielle. Le perfectionnisme inadapté, motivé par la peur de l'échec ou du jugement, peut entraîner du stress et de l'anxiété. En revanche, les aspirations perfectionnistes centrées sur soi peuvent être positives lorsque les personnes ne s'inquiètent pas outre mesure des erreurs ou des évaluations négatives des autres.Signes d'un perfectionnisme inadapté
Le perfectionnisme inadapté se caractérise par la peur de l'échec, des exigences très élevées, une autocritique sévère, un besoin extrême de reconnaissance et d'approbation, ainsi qu'une insatisfaction constante. Le perfectionnisme sain, en revanche, se distingue par une forte motivation et une satisfaction après l'effort.