Les tendinites et la douleur ne vont pas toujours de pair

La tendinite, c'est-à-dire l'inflammation d'un tendon, peut provoquer une douleur intense sans atteinte physique importante, ou une douleur minime malgré une blessure visible. Cet écart montre à quel point il est complexe de se fier uniquement à la douleur pour évaluer l'état d'un tendon.

Des experts expliquent les limites de la douleur comme outil de diagnostic

Dans une vidéo publiée sur Instagram, les kinésithérapeutes Hervé Verwaerde et Valentin Copin insistent sur le fait que l'intensité de la douleur ne permet pas de savoir avec fiabilité la gravité d'une lésion tendineuse. Selon eux, si la douleur est un signal auquel il faut prêter attention, elle ne doit pas être le seul critère pris en compte pour évaluer l'état d'un tendon.

La douleur est un signal, et non une mesure de la gravité d'une blessure

Les experts expliquent qu'un tendon peut être très douloureux sans lésion anatomique majeure, ou présenter des dégâts importants avec peu de douleur. En effet, la douleur dépend de nombreux facteurs, notamment de la tolérance individuelle à la douleur, de l'emplacement de la blessure, ainsi que de la façon dont le corps perçoit et réagit aux dommages.

Les déchirures de la coiffe des rotateurs peuvent être silencieuses mais graves

Les kinésithérapeutes prennent l'exemple des déchirures de la coiffe des rotateurs à l'épaule, qui peuvent être sévères tout en provoquant peu de douleur au quotidien. Une étude de 2022 publiée dans BMJ Open a révélé que de nombreuses femmes âgées présentaient d'importantes déchirures de la coiffe des rotateurs sans en avoir conscience, ce qui souligne l'importance d'une évaluation professionnelle qui ne se limite pas à l'évaluation de la douleur.