Retour de l'épreuve pour sa 67e édition

Le Critérium des Cévennes revient pour sa 67e édition du 22 au 25 octobre 2026, en tant qu'avant-dernière manche du Championnat de France des rallyes. L'épreuve se déroulera dans les départements du Gard et de l'Hérault, avec 16 épreuves spéciales, dont 10 sont nouvelles, pour un total de 201,82 km de course chronométrée sur un parcours de 669,39 km.

Les organisateurs visent la progression

Robert Clos, président de l'ASA Hérault, organisatrice de l'épreuve, a déclaré que l'équipe souhaite faire mieux que l'an dernier, insistant sur le fait qu'« il faut toujours faire un peu mieux que ce qu'on a fait avant ». Le championnat reste ouvert : Raphaël Astier est en tête du classement avec 117 points, suivi de Yoann Bonato (vainqueur de trois des cinq dernières éditions) et d'Hugo Margaillan, tous deux à 102 points. Il ne reste plus que le Rallye du Var après le Critérium des Cévennes.

Épreuves traditionnelles et nouveautés

L'épreuve comprendra les spéciales traditionnelles de La Cadière et de la Nuit des Cévennes. Le samedi, la spéciale « 5 cols » couvrira 53,58 km entre Saint-André-de-Valborne et Sumène. L'événement accueillera également des catégories de voitures anciennes, comme les VHC, VHRS et VMRS, où la régularité prime sur la vitesse, ainsi que, pour la première fois, des véhicules électriques.

Logistique et organisation des sites

Pour répondre aux inquiétudes liées aux longues distances et aux embouteillages, les organisateurs ont regroupé les sites de l'épreuve autour du Vigan, de Saint-Hippolyte-du-Fort et de Ganges. Saint-Hippolyte-du-Fort accueillera les spectateurs ainsi que le centre de contrôle de la course, tandis que Ganges abritera les vérifications techniques et le podium de départ, place de l'Ormeau. Le Vigan servira de zone de rassemblement le vendredi et le samedi, et Brissac sera le parc de nuit fermé.

Nouveautés et participation des marques

L'épreuve verra également le retour de deux grandes coupes de marques : le Clio Trophy, avec environ 30 voitures, et Stellantis (Peugeot, Lancia, Opel). Un premier e-rallye sera lancé avec une dizaine de véhicules électriques. L'Alpine A290 sera exposée sur le parvis et pilotée par Pascal Janel et son copilote Jean-Pascal Berger. Christian Fina, figure clé de l'événement, y voit le début d'une longue histoire pour le rallye.

Implication locale et portée culturelle

Parmi les participants figurent des élus locaux, notamment Jean-Charles Vidal, maire de Saint-Martial, qui sera copilote, et Xavier Rigaud, élu à Ganges, qui ouvrira le parcours dans un véhicule « zéro ». Gérard Authebon, vétéran de l'ASA Hérault, disputera son 50e Critérium. L'accès à l'épreuve est gratuit pour le public, y compris pour la super spéciale.

Considérations économiques et écologiques

Christian Fina souligne les retombées économiques de l'événement en période creuse, affirmant qu'il soutient les commerces locaux et met en valeur l'hospitalité de la population. Il insiste sur l'importance de la sécurité : les zones vertes sont ouvertes au public, tandis que les zones rouges sont interdites d'accès. Il appelle également les spectateurs à respecter les riverains et leurs biens, à la suite de plaintes concernant des dégradations.

Bénévoles et soutien financier

Environ 400 bénévoles, dont des commissaires de route, des signaleurs et des officiels, seront mobilisés, et une quarantaine de personnes participeront en amont à l'organisation. Montpellier et la Métropole ont renouvelé leur soutien financier, malgré les difficultés économiques. Christophe Bourdin, élu local, a déclaré que le Critérium des Cévennes constitue un patrimoine culturel pour Montpellier et la Métropole, précisant qu'un tiers du budget de l'événement, de 400 000 euros, provient des collectivités locales.

Un lien régional

Hervé Martin, vice-président de la Métropole chargé de la politique sportive, a souligné que l'épreuve est le seul grand événement sportif reliant la ville de Montpellier à l'arrière-pays cévenol. Il a répondu aux préoccupations écologiques exprimées par certaines communes, affirmant qu'amener davantage de citadins dans la nature cévenole les aidera à l'apprécier et à la protéger. Il a comparé l'événement au Tour de France, mettant en avant son caractère sportif de haut niveau et son accessibilité au public.